Condamnation de l’avocat  Picotin ou l’arroseur arrosé

  Georges Fenech veut assimiler les mouvements religieux dénonciation minoritaires à Daesh. Une dénonciation calomnieuse de

plus pour de ce dangereux manipulateur d’opinion.

– Condamnation de l’avocat Picotin ou l’arroseur arrosé. Le déprogramming à l’amende.

Chers amis (ies)

Je vous fais part d’un article paru dans le Courrier du parlement du 18 septembre 2015 et qui révèle la nouvelle orientation de dénonciation calomnieuse de la Miviludes, de l’UNADFI et du CCMM car nous avons eu vent de la même tendance dans ces associations toujours à l’affût de financements supplémentaires pour leurs activités diffamatoires. Cet article fait suite à une lettre ouverte à François Hollande (parue dans Valeurs actuelles 10 septembre 2015) signée de 49 députés de droite dont Fenech, Rudy Salles et Alain Milon pour ne citer que quelques têtes connues de vous. Lettre dont je partage d’ailleurs en partie le contenu dans la mesure où elle demande au président hollande une plus grande fermeté dans la lutte contre Daesh. Je me doutais un peu depuis quelques temps que les attentats des Djihadistes et divers criminels fanatiques allaient être utilisés contre l’Islam en France mais aussi contre tous les mouvements religieux minoritaires que nous sommes. Fenech n’a pas hésité à s’engouffrer dans la brèche et à nous assimiler à des organisations terroristes comme Daesh et Boko haram car c’est ainsi que le conseil de sécurité des nations unies les désigne. Ceci va nous donner l’occasion d’une mise au point juridique internationale sur te terme de « Secte » et notre assimilation à des organismes terroristes. Voici le contenu de l’article et les propos de Fenech.

1) Article du courrier du parlement (journaliste : Pauline Pouzankov)

Signataire d’une lettre qui met en garde le président contre « un terrorisme d’un genre nouveau », Georges Fenech, député Républicain du Rhône et président du groupe d’études sur les sectes à l’Assemblée nationale, revient sur l’évolution de la dérive sectaire et sur ses précédentes missions au sein de la Miviludes, dont il avait la présidence de 2008 à 2012.

« Vous avez adressé, au côté de 48 parlementaires Républicains, une lettre ouverte au président de la République pour demander la mise en place d’une action plus efficace face aux nouvelles formes de terrorisme. En quoi s’exprime-t-il d’une manière inédite aujourd’hui ? Quelles mesures préconisez-vous en matière de défense? »

« Le terrorisme actuel n’a plus rien avoir avec celui que nous avons subi dans les années 80-90, où les organisations comme l’OLP (Organisation de libération de la Palestine), le FIS (Front islamique du salut) ou le GIA (Groupe islamique armé) algériens étaient parfaitement identifiées. Alors que l’Occident fait l’objet d’une véritable déclaration de guerre, les seuls moyens législatifs, judiciaires ou de surveillance mis en place sont désormais insuffisants. La réponse doit être avant tout diplomatique, visant à créer une coalition internationale (incluant notamment la Chine et la Russie), mais aussi militaire sans plus tarder. Les frappes aériennes annoncées ne seront jamais suffisantes : elles n’ont pas empêché l’État islamique d’avancer en Libye, en Irak et en Syrie même s’il a subi quelques revers. Sans intervention au sol – tous les spécialistes militaires s’accordent là-dessus – la guerre contre Daesh ne pourra pas être gagnée. La France elle-même a été frappée par plusieurs attentats, et on peut craindre qu’ils ne soient qu’une étape préalable à une action plus généralisée. Il ne s’agit pas d’agiter des épouvantails, mais de prendre en compte la réalité de la menace pour y répondre avec des moyens qui soient à la hauteur ».

« Dans quelle mesure les formes de radicalisation actuelles (conversion au djihadisme, fanatismes divers, etc.) peuvent-elles être comparées à des pratiques sectaires ? »

« Ce débat est complexe au vu des diverses nébuleuses sur fond religieux. Concernant la radicalisation telle qu’on l’entend en France, les jeunes qui partent mener « la guerre sainte » sont effectivement touchés par des méthodes bien connues de la lutte anti-sectes. Elaboré par des professionnels de la communication, l’endoctrinement se fait par différents moyens et essentiellement par Internet, avec un processus en trois étapes. La séduction d’abord, qui amène la rupture avec son entourage et ensuite le passage à l’acte ».

« Prévues pour lutter entre autres contre les réseaux djihadistes, les formes de surveillance instaurées par la loi sur le renseignement peuvent-elles s’appliquer aux dérives sectaires ? »

« Cette loi peut couvrir un large spectre et notamment des actes de grande criminalité organisée, que commettent certaines sectes particulièrement dangereuses. Escroqueries internationales, trafics humains, sont autant d’exemples concernés par les moyens de surveillance mis à la disposition de nos services ».

« En 2014, vous aviez appelé la Miviludes (Mission Interministérielle de vigilance de lutte contre les dérives sectaires) à donner sa position sur les Femen. Est-ce que le statut associatif permet d’échapper aux enquêtes judiciaires ? »

« Le statut associatif n’est en aucun cas un moyen de protection. En 2009, par exemple, le tribunal correctionnel de Paris a condamné non seulement des personnes physiques mais aussi la personne morale de l’Église de scientologie pour escroquerie en bande organisée. Renforçant la prévention en matière de dérive sectaire, la loi About-Picard, votée en juin 2001, permet même de dissoudre une association en cas de récidive. À savoir que les sectes ne se trouvent pas toujours là où on le croit : l’humanitaire, le soutien scolaire, le domaine médical et paramédical subissent eux aussi un éventail d’offres charlatanesques ».

« Combien de mouvements sectaires et d’adeptes la France compte-t-elle aujourd’hui ? »

« Même s’il n’existe pas de définition exacte ou de liste caractérisant les sectes, on estime que ce phénomène rassemble aujourd’hui 800 mouvements potentiellement dangereux contre 172 en 1995. Dans une société traversant une crise multiple, ces organisations prospèrent sur un terreau de fragilité, de doute et de recherche d’un autre paradigme. Plus en détails, près de 500 000 Français entretiendraient des relations étroites avec les sectes et 10 millions de nos concitoyens, d’après les sondages que j’ai pu mener à la Miviludes, auraient un jour été victime d’une dérive sectaire. Plus inquiétant encore, environ 50 000 enfants seraient concernés par ce fléau ».

« Seules la France et la Belgique ont mis en place un système de surveillance des dérives sectaires au sein de l’Union européenne. Peut-on parler d’une « exception française » ? »

« La France est effectivement à la pointe en matière de dérives sectaires parmi les grandes démocraties. Excepté la Belgique, nous sommes le seul pays à bénéficier d’une Miviludes qui travaille directement auprès du Premier ministre, dispose de véritables moyens, d’une quinzaine d’agents formés avec des relais dans chaque préfecture et en partenariat avec le tissu associatif. Ce maillage se voit complété par des moyens législatifs uniques comme la loi About-Picard sur l’emprise mentale. Certains pays veulent même s’inspirer de notre exemple comme l’Australie et l’Allemagne, où j’ai pu donner des conférences lorsque j’étais président de la Miviludes ».

« L’absence de législation européenne risque-t-elle d’amener une « normalisation » possible de certains mouvements, notamment ceux qui investissent le champ du développement personnel et de la psychothérapie ? »

« Il existe un certain clivage entre l’Europe de culture anglo-saxonne et latine : en l’absence du principe de laïcité comme en Grande-Bretagne, les sectes sont apparentées à de simples religions. D’où l’absence de coordination européenne performante qui puisse unifier une politique d’ensemble. J’ai essayé de m’y attaquer en me rendant à plusieurs reprises à Strasbourg, à Bruxelles ou à Varsovie pour mettre en œuvre ce projet sans y parvenir. Les réticences principales auxquelles je me suis heurté portaient sur l’atteinte à la liberté de conscience et de religion. Or, la France ne fait que préserver ce principe fondamental dans le respect des autres libertés, d’une manière très consensuelle d’ailleurs. La preuve, tous les moyens et les dispositifs en matière de lutte anti-sectes ont toujours été adoptés à l’unanimité au Parlement, les députés de tous bords ne parlant que d’une seule voix ».

« Quant à l’échelle continentale, je pense qu’il manque un observatoire européen des sectes qui puisse surveiller les mouvements de population et de capitaux aux frontières : sans quoi rien ne les empêchera de s’installer dans des endroits qui leur sont plus profitables. Je pense notamment à l’église de scientologie qui possède son siège européen à Copenhague… le Danemark étant tolérant à cet égard ».

omnium1C’est bien connu les Américains et les Anglais sont débiles en matière de liberté de conscience ainsi que tous les autres Européens, les Suisses n’en parlons pas. Le pire c’est les Danois, qui acceptent chez eux le siège européen des Scientologues. La France est totalement isolée sur le plan international mais il y croit toujours à son délire et à la mondialisation possible de ses idées, le Fenech ! En attendant, dans cet article et dans les propos de Fenech on passe « sans transition » de Daesh aux mouvements religieux minoritaires qui sont de plus en plus nombreux en France (800 au lieu des 172 de la liste parlementaire de 1995) et dangereux (escroquerie internationale et trafic d’êtres humains). 10 millions de victimes en France et pourquoi pas 35 millions tant qu’on y est (60% des Français déclarent avoir fait appel à une médecine alternative). Le problème monsieur Fenech c’est que les pseudo victimes et utilisateurs éclairés des médecines en question représentent la majorité des Français ! Qu’ils ne sont pas d’accord avec vous et que se sont des électeurs potentiels. Concernant la condamnation exclusivement nationale de la Scientologie dont parle Fenech, le procès n’est pas gagné sur le plan européen et international comme pour d’autres « sectes » (indemnisées depuis par l’Etat français) surtout quand on connaît le fond de ce dossier et le recours systématique à la dénonciation calomnieuse (Satanisme, nazisme, espionnage, cobayes humains etc…). Je rappelle à monsieur Fenech et à ses petits copains de tous bords, au cas où ils l’auraient oublié, que le délit de dénonciation calomnieuse se définit ainsi : « La dénonciation, effectuée par tout moyen et dirigée contre une personne déterminée, d’un fait qui est de nature à entraîner des sanctions judiciaires, administratives ou disciplinaires et que l’on sait totalement ou partiellement inexact, lorsqu’elle est adressée soit à un officier de justice ou de police administrative ou judiciaire, soit à une autorité ayant le pouvoir d’y donner suite ou de saisir l’autorité compétente, soit aux supérieurs hiérarchiques ou à l’employeur de la personne dénoncée, est punie de cinq ans d’emprisonnement et de 45000 euros d’amende ».

2)       Le commerce juteux des « sorties de sectes » : condamnation de l’avocat bordelais Picotin, Président du CCMM Aquitaine, à rembourser ses clients. Bizarrement pas de tentative d’escroquerie alors qu’elle est flagrante !

Communiqué de presse août 2015 ; Source : Sapentia, Jean Langlais.

Pour une fois que la justice fait du bon travail et condamne « les abus financiers exorbitants » des antisectes notoires comme Picotin, nous ne résistons pas à vous transmettre cet article qui pourrait constituer le scénario d’une comédie qui aurait pu s’intituler : « les arroseurs arrosés » ou « plus c’est gros, mieux ça passe » qu’il s’agissent des grands-parents qui se sont adressés à Picotin avant de se rendre compte de leur erreur ou de Picotin lui-même et de son équipe pluridisciplinaire de barbouzes.

Maître Daniel Picotin, avocat bordelais, se présente comme le spécialiste français de l’Exit Counseling, ou exfiltration de secte, une méthode issue du controversé « déprogramming » aujourd’hui décrié pour son recours au kidnapping afin de faire renoncer à leur engagement sectaire des membres de « sectes ». L’« exit counseling » fait intervenir une équipe pluridisciplinaire, psychologues, psychiatres, détectives privés, etc., sous l’égide de l’avocat dans le but d’« exfiltrer » une personne d’un mouvement que la famille de la personne, ou l’avocat, pense être sectaire, et cela même si la personne en question soutient y adhérer de son plein gré. Daniel Picotin est aussi président du CCMM Aquitaine (Centre Contre les Manipulations Mentales), une association membre de la FECRIS (Fédération Européenne des Centres de Recherche et d’Information sur le Sectarisme).

Le 5 mai 2015, la Cour d’appel de Bordeaux a rendu une intéressante décision à son encontre. Un couple avait fait appel à lui afin d’obtenir un droit de visite auprès de leur petite fille, alors qu’ils considéraient que leur fils, le père de l’enfant, était sous l’emprise d’une secte. L’avocat leur conseilla d’avoir plutôt recours à son dada, l’exit counseling. Il leur fit verser une provision de 25 000 euros pour cela !!!

Au bout d’un an, il déclare sa mission terminée, et rend 6755 euros aux parents, qui ont donc été facturés plus de 18 000 euros par le cabinet Picotin !Le couple conteste la facture, estimant qu’elle est démesurée par rapport au travail accompli, et porte l’affaire devant le bâtonnier. Celui-ci donne raison à Daniel Picotin, et les clients mécontents font appel de cette décision devant la Cour d’Appel de Bordeaux.

Du coup, Daniel Picotin a du tenter de se justifier devant la Cour. Pour cela, il a soutenu que ses honoraires personnels se limitaient à 7000 euros, les 11244 euros restants étant des refacturations de ce qu’il avait prétendument versé à des prestataires de son « équipe pluridisciplinaire ». Malheureusement pour lui, après avoir établi que l’avocat n’avait en fait travaillé que pour la somme de 2720 euros (et non 7000 comme prétendu) la justice a voulu regarder ces factures de prétendus prestataires de plus près et en a tiré de fâcheuses conclusions :

Sans que ses clients ne le sachent, Daniel Picotin prétend les avoir préalablement facturés pour financer leur adhésion à la SFRAEM (Société Française de Recherche et d’Analyse de l’Emprise Mentale). Sauf que le juge fait remarquer que ces frais pour la prétendue adhésion à cette association, qui en fait a été fondée par Daniel Picotin lui-même, auraient été récoltés en deux fois, 100 euros puis 350 euros, qu’il n’existe pas de bulletin d’adhésion pour les époux, et surtout qu’il n’y a aucune preuve que Daniel Picotin ait versé effectivement l’argent à ladite SFRAEM. Daniel Picotin a présenté ensuite trois factures de l’association SFRAEM (dont il est le fondateur) pour un montant total de 5000 euros. Le juge fait remarquer que les prestations sont facturées sans le moindre justificatif, et que rien ne les rattache au dossier des époux plaignants.

omnium1aA noter que l’une des prestations facturées aurait en fait financé la venue d’un « consultant international » à Bordeaux, sans que les époux n’en sachent rien. Ce consultant n’est autre que l’américain Steven Hassan, défenseur ardent du déprogramming, méthode violente incluant le kidnapping pour laquelle plusieurs condamnations ont été prononcées aux Etats-Unis et en Europe. L’argent du couple a aussi servi à organiser un colloque sans qu’ils en soient avertis, et sans que rien ne prouve que le colloque ait eu un quelconque lien avec leur affaire. Bien entendu, cette organisation de colloque incluait les frais de bouche.

Daniel Picotin a produit des factures d’un détective privé pour lesquelles rien n’établit le lien avec l’affaire du couple, et sans aucun justificatif. L’avocat bordelais a aussi produit des factures de frais d’hôtel sans qu’aucun lien ne puisse être établi entre ces frais et l’affaire en question. Daniel Picotin a présenté trois factures de psychologues, dont l’une a été établie sans qu’on sache « dans quel cadre cette facture est émise (pas d’adresse, pas de n° Siret ou équivalent), une autre de 520 euros pour « lecture et synthèse des blogs et tentatives de prise de contact », puis une troisième de la même psychologue pour « forfait dossier », pour 575 euros ne correspondant à aucune prestation.

Devant une telle incurie, sans pouvoir à ce stade juger des pratiques d’exit counseling de Daniel Picotin puisque uniquement saisi comme juge de l’honoraire, le juge a décidé que les honoraires de l’avocat devaient être ramenés de 17 944 euros à 3740 euros, et qu’ainsi il devait restituer 14 204 euros à ses anciens clients. Le juge a aussi condamné Maître Daniel Picotin à verser 1500 euros aux époux pour les frais liés au procès ainsi qu’à payer les entiers dépens.

Le contenu de cette lettre pourrait, une fois de plus, par son contenu déplorable résultant d’individus bêtes et méchants, nous faire penser que le monde et la France en particulier, sont peuplés de zombis. Que nenni ! Il y a, Dieu merci, des quantités de braves gens partout qui ont le cœur sur la main au point d’accepter l’idée d’héberger chez eux, des réfugiés syriens ou irakiens ou autres. Des vrais hommes et des vraies femmes qui considèrent que tout homme doit être respecté et protégé dans ce monde de tarés, quelque soit sa religion, sa croyance, sa race ou son origine. Des gens qui pense qu’être français ce n’est pas d’être blanc ou noir, chrétien ou non, mais c’est d’être ensemble et de faire de la place à tous ceux qui peuvent en avoir besoin. Dans ma spiritualité personnelle Dieu est cet étranger qui frappe à ma porte, qui me sollicite dans sa détresse, cet autre que moi que j’aurai pu être et que je serai peut-être un jour. Il ne fait pas de doute que nous allons, toutes nationalités confondues, être obligés de faire la guerre pour venir à bout de Daesh, de tous ces Djihadistes et de tous ces criminels contre l’humanité comme nos parents ont lutté, en d’autres temps, pour nous sortir des griffes du monstre fasciste. Quelqu’en soit le prix, il va falloir le faire ! Profitons-en pour éliminer, chez nous, les derniers relents des monstres d’antan (inquisition, d’antisémitisme, fascisme etc…) qui s’expriment encore et trouvent encore une écoute certaine, avant d’extirper de nos cœurs, définitivement, toute haine et tout mépris à jamais.

Cordialement, Jacques DUBREUIL.

Courrier : Omnium des Libertés, Le Pont du Secret 35380, Paimpont.

Site web : www.omnium-des-libertes.com. Courriel : dubreuiljacques.omnium@orange.fr

{lang: 'fr'}
Share on Facebook