Georges Fenech et les élections d’Omar Bongo

Georges Fenech, le chevalier blanc, et les élections d’Omar Bongo au Gabon :

Quel rapport me direz-vous entre le Président de la Miviludes Georges Fenech, (Mission interministérielle de lutte contre les dérives sectaires) et les élections au Gabon ?

Le magazine Lyon Capitale, d’octobre 2011, vient de mettre la main sur un document qui prouve que la mission d’observation du scrutin de la réélection au Gabon d’Omar Bongo, était liée à Robert Bourgi, le porteur de valise repenti.

Le 11 septembre dernier, Robert Bourgi dévoilait un secret de polichinelle. Des valises pleines de billets, envoyées par des dignitaires africains à des responsables politiques français. Bourgi cite Jacques Chirac, Dominique de Villepin, et épargne Nicolas Sarkozy. Mais, il est ne s’est pas contenté d’organiser le circuit des financements occultes de certains dirigeants français. Il a également engagé la France sur la voie de la compromission des valeurs démocratiques. Le 4 septembre 1998, Omar Bongo était réélu au Gabon. Petit pays mais grand terrain de jeu pour Robert Bourgi, car Omar Bongo est son principal client. Selon Wikileaks, un télégramme de 2009 des USA à Paris cite « Pour les cadors de la Françafrique, il est hors de question de se priver de généreux donateurs….. Il faudra donc que l’élection d’Omar Bongo, soit irréprochable et la cautionner par une commission d’observateurs qui viendra en contrôler le bon déroulement… »

C’est ainsi qu’une commission de magistrats et d’avocats s’est rendue à Libreville fin 1998 afin d’observer le processus électoral. Son nom : Association Internationale pour la Démocratie. AID. A sa tête Georges Fenech. Il était invité par le gouvernement Gabonais à veiller à la régularité du scrutin présidentiel. Là où ça coince, c’est que cette commission et Georges Fenech ont été introduits au Gabon par Robert Bourgi. Ce dernier déclare ne pas connaître les membres de cette commission.

Georges Fenech, de son côté, maintient que l’AID n’a pas travaillé avec Robert Bourgi. Il dit juste que ce dernier leur a facilité l’arrivée sur place à Libreville. Mais voilà, Bourgi était bien plus qu’un simple « faciliteur ».En effet, il apparaît aujourd’hui que Robert Bourgi, selon les statuts de l’AID déposés à la Préfecture de Paris le 20 novembre 1998, était un des membres fondateurs. D’ailleurs sa signature est apposée en bas de page. Intéressant, le Président de l’AID, Georges Fenech ne connaissait pas Rober Bourgi, un des membres fondateurs. On pourrait le croire, si les membres fondateurs étaient nombreux, mais ils ne sont qu’une quinzaine !

On ne peut qu’avoir des doutes légitimes sur l’impartialité de cette mission au Gabon. Georges Fenech est à la tête de la « fameuse » Miviludes, chargée de pourfendre tous groupuscules et groupes hors normes que peut avoir notre société. En bref, cette mission qui dépend de Matignon, avec un financement non établi à ce jour, veut laver plus blanc que blanc en matière de pensée marginale. Mais quand on veut jouer les « Zorro » on doit être soi même sans tâches, ou tout au moins le laisser paraître comme tel. Hors, cette compromission Gabonaise laisse entrevoir un doute sérieux sur le degré de confiance que l’on peut accorder au Président de la Miviludes.

Si j ’ai un conseil à donner au premier ministre, Monsieur Fillion, c’est d’écarter dans les plus brefs délais ce délinquant multirécidiviste qu’est Georges Fenech : « Magistrat » condamné pour propos antisémites, « député destitué » pour fraude et inéligible pour l’instant, compromis dans l’affaire de l’Angolagate et « relaxé in extremis » grâce à ses relations dans la magistrature, défenseur de l’ex­dictateur tunisien Ben ali, commis voyageur intéressé de l’industrie pharmaceutique française et tunisienne (qu’il a contribué à fonder), fer de lance de l’obligation vaccinale absolue, promoteur des industries agroalimentaires les plus pourries et compromis de nouveau dans une affaire d’élections truquées au Gabon à grand renfort de valises de billets. Ce genre de personnage ne porte généralement pas chance à ceux qui les cautionnent. Rappelez-vous ce qui s’est passé pour Lionel Jospin, premier ministre de l’époque qui cautionnait Alain Vivien et finançait la Mils, alors même que ce dernier était soupçonné de détournement de fonds publics au bénéfice de son épouse, présidente du CCMM. Lionel Jospin est parti en fumée au moment des élections, un des plus graves échecs de la gauche. Les Fenech et les Vivien sont des oiseaux de mauvais augure qui portent la poisse à tous ceux qui les côtoient de trop près!

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