Chers (ères) amis (ies),

Un peu de retard pour cette lettre de Mars lié à des évènements familiaux graves pour moi et sur lesquels, si vous le voulez bien, je garderais silence. Un début d’année 2013 riche en évènements pour nous tous et nos collègues de CAP Liberté de Conscience en particulier. Une occasion manquée par les sénateurs de changer leur regard obtus sur les médecines alternatives, sur la liberté de choix thérapeutique et d’éviter la forme calamiteuse que prennent les événements pour les chantres de la médecine officielle « infaillible », c’est bien connu, comme l’Eglise et le pape autrefois. En France il n’y a pas de problème avec les médicaments et les vaccins et tout vient des sectes. A une autre époque tous les problèmes des français venaient des Juifs. Comme ça c’était simple : il suffisait d’éliminer les Juifs.

 La dernière en date c’est la mise en examen de l’Agence du médicament (ANSM ex AFSSAPS avant 2011) qui a été mise en examen mardi 19 mars pour homicides et blessures involontaires dans l’enquête sur le Mediator, les juges soupçonnant l’autorité de contrôle du médicament d’avoir négligé les alertes sur la dangerosité du médicament de Servier de 1995 à 2009. Ca la fout mal pour une institution d’Etat garante de la sécurité des médicaments en France surtout quand une autre affaire de style Médiator, concernant  la pilule Diane 35, éclate avec des dizaines de morts probables.

Que dire aussi de la catastrophe du Gardasil (vaccin anti-papilloma virus) totalement occultée en France. Les dernières données du VAERS (Vaccine Adverse Event Reporting System), le registre américain de pharmacovigilance, sont de plus en plus inquiétantes : aux dernières nouvelles, en mars 2012, il y avait 25 132 victimes, dont 110 décès et 826 infirmes. Et en France il n’y a aucune victime comme d’habitude ! J’ai pourtant eu personnellement l’occasion de croiser en conseil deux jeunes filles de seize ans qui sont toutes les deux décédées en quelques mois (cancer généralisé fulgurant !). Elles avaient été vaccinées quelques mois auparavant avec le Gardasil à l’insu de ses parents pour l’une d’entre elles. Mais j’ai du rêver !

Mais avant de plonger dans le sujet rocambolesque de la commission parlementaire sur « l’influence des mouvements à caractère  sectaire dans le domaine de la santé », je dois tout d’abord vous faire part de la réponse de la Présidence de la République par l’intermédiaire de son chef de cabinet, Monsieur Pierre Besnard, à ma lettre ouverte de janvier 2013. Vous vous rappelez que je me suis permis d’interpeller le chef de l’Etat concernant l’article 134 qui aurait protégé les membres de la Miviludes contre toute poursuite pénale pour diffamation visant les propos ou les accusations publiés dans ses rapports annuels.  Je m’inquiétais de la portée de cette immunité entre les mains d’individus aussi peu scrupuleux et compromis que l’ancien président de la Miviludes, Georges Fenech, dont je citais les différentes condamnations et procès. Je l’informais de ma propre expérience de la dénonciation calomnieuse avec l’UNADFI, des procès gagnés en diffamation mais n’aboutissant jamais au pénal. Je l’informais des manipulations d’opinions dont nous avions fait l’objet comme des milliers d’autres citoyens en France. Je lui faisait part également de mes doutes quant à la conclusion de la justice dans l’affaire de l’OTS qui tend à ressembler de plus en plus à un crime organisé plutôt qu’à un suicide collectif avec le recul et les informations qui s’accumulent au fil du temps. Voici le texte de la réponse :

Je ne sais pas sur quoi débouchera cette réponse ni même s’il y aura une suite du côté de la Garde des sceaux. Nous verrons bien tant il est vrai que cette affaire d’immunité judiciaire des antisectes est grave pour les droits des citoyens français et nous n’hésiterons pas à attaquer cette décision par tous les moyens possibles si elle était prise.

            Si cette immunité devait voir le jour, nous aurions ainsi la preuve que la démocratie est en péril dans notre pays, que l’Etat est en voie de permettre à ses représentants d’échapper à la justice en cas de diffamation publique et d’attenter aux intérêts et à l’honneur des citoyens français en toute impunité. Ceci est en contradiction totale avec le droit et la constitution française, mais aussi le droit européen et international.

Voyons maintenant l’affaire de l’audition des associations au sénat devant une commission présidé par le sénateur Milon dont les « relations » avec les milieux pharmaceutiques est bien connue (Alain Milon est membre du conseil d’administration de la « Fondation Fondamental » (tournée vers la recherche scientifique sur les maladies mentales) présidée par David de Rothschild et financée par le Groupe Dassault et les laboratoires pharmaceutiques Astra-Zeneca, Bristol-Myers-Squibb, Janssen-Cilag, Lilly, Lundbeck et Servier. Curieusement l’Omnium n’a pas été convoqué à ce qui ressemblait fort à une comparution devant un tribunal d’antisectes bien décidés à en finir avec CAP LC. Ca tombe bien car, vu les circonstances, je n’aurai pas pu m’y rendre de toute façon. Thierry Bécourt, président de CAP LC, a donc hérité de la lourde charge de s’y rendre pour nous tous. J’avoue la contribution de l’Omnium à la préparation du dossier qu’il a présenté aux sénateurs en ce qui concerne la partie santé du moins. Pour le reste Thierry était bien représentatif  et il s’est fort bien tiré de ce traquenard tendu par des politiciens qui n’en avaient que faire de son  discours tant leur conviction était faite d’avance et leurs idées figées dans la posture du courroux maniacorépressif. J’ai donc sélectionné quelques extraits du discours de Thierry Bécourt au sénat et quelques altercations avec les sénateurs. Il m’est impossible de mettre le texte en entier dans notre lettre (27 pages). Vous trouverez l’intégral sur le site de CAP LC  pour ceux que ça intéresse.

AUDITION CAP Liberté de Conscience, COMMISSION DU SENAT DU 19 FEVRIER 2013.

Mesdames, Messieurs,

« Les associations et particuliers que je représente ici vous remercient de nous avoir invité et de reconnaître ainsi notre action au service des droits de l’homme depuis la parution de la liste sur les sectes de 1995. Le Cap Liberté de Conscience, de statut européen depuis plusieurs années, est essentiellement destiné à faire appliquer les articles 9 & 10 de la Charte Européenne des DH relatifs à la liberté de conscience dans les domaines des minorités spirituelles et thérapeutiques. A ce titre elle est reconnue par le HCDH, la FEDH, l’OSCE et le Bureau des Droits de l’homme de l’ONU avec lesquels nous sommes en relations régulières depuis plus de 10 ans ».

« Notre vocation première est donc de défendre les principes républicains. Le Cap Liberté de conscience n’a donc pas pour vocation de défendre les minorités ou leurs idées mais simplement leur liberté d’expression. A ce titre nous partageons la même problématique que votre commission sénatoriale quant à la défense et au respect des citoyens. Nous tenons à alerter votre commission sur les points suivants » :

L’absence de définition du mot secte ou dérive sectaire.

« Force est de constater qu’aujourd’hui après plus de 40 ans d’utilisation, l’absence de cette définition juridique au profit d’un « sens commun de l’opinion publique » entraîne un flou artistique, source d’arbitraire, condamné à plusieurs reprises par l’Union Européenne et le Bureau des Droits de l’Homme de l’ONU, voir le Congrès Américain ».  

« Arbitraire, rumeurs, insulte, diffamation, stigmatisation, signalement, terme politiquement correct de la délation. Autant de méthodes employées aux frais des citoyens qui ont conduit notre pays dans un marécage dont il ne pourra sortir qu’en se tournant vers un esprit de fraternité ».

« Les lobbies antisectes, véritable police de la pensée, ont engagé la France dans une aventure conduisant notre pays à dresser les citoyens les uns contre les autres en créant des lois d’exception, à cultiver la séparativité qui est, à nos yeux, le pire des maux à l’image de la triste sentence de Machiavel ‘diviser pour mieux régner’. La nouvelle chasse aux sorcières que nous subissons depuis plus de 40 ans mène une guerre d’inquisition contre les valeurs de la Vie et du Cœur en mettant en place une police de la pensée destinée à instaurer la normalisation par la pensée unique ».

Une guerre invisible contre les thérapies différentes.

« Le climat dans lequel j’entends placer cette intervention est celui de l’exaspération : les gens n’en peuvent plus de constater non seulement que rien ne change malgré l’accumulation des scandales – du Vioxx, du vaccin de la Grippe H1N1, de l’hépatite B ou du Mediator – pire encore : tout semble s’aggraver dans une ambiance révoltante d’impunité ».

« Une guerre invisible est menée dans notre pays, dans le silence et avec la complicité des « grands médias », contre les voies spirituelles et thérapeutiques « différentes », à l’encontre des besoins d’une majorité de Français aspirant à une médecine plus attentionnée et plus humaine. Prétextant qu’elles manipulent les esprits et vident les portefeuilles, qu’elles détournent les malades de la médecine conventionnelle, les instigateurs de cette campagne organisée administrativement et juridiquement n’hésitent pas à employer les grands moyens pour dénigrer, discréditer et briser ces démarches : calomnies,  accusations sans preuve, condamnations sans débat, descentes de gendarmerie, etc ».

La reconnaissance de l’institution médicale et la critique nécessaire du système actuel.

« Nous reconnaissons le caractère indispensable et incontournable de la médecine en générale, tout particulièrement des services hospitaliers et des urgences ».

« Cependant le fait de reconnaître l’institution médicale n’empêche nullement la critique d’un système qui, depuis quelques années, a été impliqué dans plusieurs scandales sanitaires qui ont fait de nombreuses victimes et qui est régulièrement soupçonné de prise illégale d’intérêt en relation avec des laboratoires pharmaceutiques (Affaire du sang contaminé, affaire de l’hormone de croissance, affaire du médicament Vioxx du laboratoire Merck, affaire du Médiator des laboratoires Servier, affaire de la pilule Diane 35 de Bayer etc…) ».

« Nous reconnaissons le caractère indispensable des traitements médicaux en général et les avancées scientifiques qui ont été réalisées pour le bien de tous ».

« Cependant il n’en reste pas moins vrai que le nombre des victimes des effets secondaires des médicaments ou des traitements en France reste extrêmement élevé (entre 150000 et 300000 par an selon les systèmes d’évaluation officiels) et le nombre de morts très important (entre 13000 et 34000 morts par an toujours selon les systèmes d’évaluation officiels). Il apparaît donc clairement que si l’on peut obtenir des résultats positifs avec des médecines alternatives sans ou peu d’effets secondaires, il convient de leur ouvrir la porte (phytothérapie, nutrition, complémentation alimentaire, aromathérapie, homéopathie, naturopathie, médecine chinoise, médecine ayurvédique etc…). Ces médecines, rappelons le, sont reconnues et librement pratiquée dans plusieurs pays européens à la grande satisfaction des patients comme en Suisse, au Danemark ou en Allemagne. C’est le cas des antibiotiques auxquels on peut substituer souvent des spécialités de phytothérapie, d’aromathérapie, d’homéopathie et de naturopathie, évitant le recours systématique aux antibiotiques dans beaucoup de cas ».

« Loin de nier qu’il puisse exister des dérives dommageables au sein de certaines minorités elles sont présentes dans tous les milieux y compris académiques. Notre analyse est que le problème des « sectes » masque en fait une résistance face à l’émergence d’un nouveau paradigme. Il s’agit d’une guerre menée, sous prétexte de scientificité,  par les défenseurs de certains monopoles (notamment celui de la santé) ».

« Au lieu de lutter contre ces soi-disant dérives sectaires, il conviendrait dans l’intérêt de tous et surtout des malades, d’encadrer ces pratiques par une formation à minima déterminée de façon consensuelle et non autoritaire avec les associations responsables. Des modèles existent déjà dans les pays voisins (Suisse, Allemagne, Angleterre etc…) ».

« Pour conclure nous pensons qu’il serait souhaitable, plutôt que de stigmatiser des praticiens sincères et dévoués pour la plupart, de créer un organisme d’évaluation des différentes pratiques, permettant de les intégrer à une démarche de santé globale au lieu de les rejeter ».

« Quoiqu’il en soit, comparé aux chiffres des victimes de la médecine, considérée dans certains pays comme une des principales causes de mortalité, les chiffres imputables aux médecines non conventionnelles restent totalement insignifiants. La chasse aux sorcières à laquelle nous assistons depuis la création de l’ADFI puis de la Miviludes et surtout depuis l’affaire du sang contaminé, ne serait-elle pas une façon de masquer les carences d’un système de santé qui a beaucoup de mal à se remettre en cause et à faire peau neuve ».

« Nous demandons la stricte application de la loi Kouchner de 2002 qui stipule que le libre consentement du patient est obligatoire et doit être éclairé de l’information complète de la part du médecin concernant les avantages et les risques du traitement ». Cessons de prendre les citoyens français pour des enfants. La grande majorité des Français sait parfaitement faire la part des choses dans ce domaine et les médecines non conventionnelles.

La « Question » des sénateurs.

Pour faire court disons que, après avoir laisser Thierry Bécourt s’exprimer, les sénateurs lui ont reproché toute une série d’articles parus sur le site de CAPLC, articles très critiques et pour certains un peu outranciers sur les médicaments et les vaccins. Il s’est expliqué en soutenant que face au massacre que constituent les vaccinations obligatoires ou non sur la santé de centaines de milliers d’enfants, il n’y a pas de mots assez durs ni de qualificatifs assez percutants pour traduire l’horreur que constitue pour des parents les effets secondaires très graves voire mortels de ces traitements. La médecine a pour principe fondamental de ne nuire en aucune façon au patient et non de s’octroyer, comme l’armée, un pourcentage non négligeable de perte dans la population. Le principe selon lequel on ne fait pas  d’omelette sans casser d’œufs n’a pas court en médecine et si, comme c’est le cas, il y a un doute très sérieux sur certains adjuvants aux vaccins : on s’abstient ! (Voir dossier qui paraîtra prochainement sur le sujet).

Le sénateur Jacques Mézard, rapporteur de la commission lui reproche des propos qui, à son avis, auraient mérités d’être poursuivis devant les tribunaux, concernant le plan de vaccination forcée prévue par le précédent gouvernement en cas d’épidémie de grippe. Thierry aurait parlé de « la mise en place de centres de vaccination à grande échelle dans des installations protégées qui rappellent  fortement les camps de concentration nazis ». L’image est certes un peu violente, monsieur le sénateur, mais elle n’en reste pas moins vraie. J’ai eu à l’époque des faits entre les mains le plan de vaccination forcée prévue par la Préfecture pour la région de Rennes, avec la répartition en îlots de 14000 personnes à la fois dans des lieux bien définis à l’avance pour l’armée et les forces de police réquisitionnées pour la circonstance comme les services médicaux. Il est clair que le citoyen que je suis a été un peu refroidi et qu’il y a de quoi se poser des questions sur les véritables intentions de nos politiques. Pour conclure sur cette anecdote, les gendarmes de la région ont refusé collectivement la vaccination H1N1 à cette époque, puis l’ont acceptée contraints et forcés devant la menace de sanctions disciplinaires et pécuniaires (retrait des appartements de fonction).  Toute ressemblance avec les méthodes fascistes est, bien entendu, fortuite !

A la question de la sénatrice Catherine Deroche : quelle différence faites-vous entre médecine alternative et médecine complémentaire d’un traitement classique ? Réponse de Thierry Bécourt : En fonction de la gravité des maladies, je n’hésite pas à recourir à l’homéopathie, la naturopathie ou d’autres techniques, si elles me semblent convenir au cas de l’enfant. Nous prenons également l’avis de la médecine officielle et en cas d’urgence nous avons recours directement aux services hospitaliers.

Le sénateur Gérard Roche, ex-médecin de campagne et ex-médecin hospitalier considère, quant à lui, comme une injure grave d’être accusé, comme tous les médecins vaccinalistes, d’avoir voulu tuer des gens en les vaccinant. Il est vrai que c’est une accusation grave mais elle est étayée par des milliers de témoignages et des centaines de plaintes qui sont bloquées en justice ; Elle est étayée par des travaux de chercheurs reconnus et de grands spécialistes internationaux. Peut-être qu’à l’époque où le sénateur exerçait on était encore dans l’ignorance mais depuis d’innombrables travaux  ont démontré la dangerosité des vaccins et leur totale inefficacité comme dans le cas du BCG. On ne peut donc plus se réfugier dernière le masque de l’ignorance. Maintenant on sait et on sait aussi qu’en France il n’y a aucune étude d’impact sérieuse sur les vaccins ! C’est pourquoi la nocivité des vaccins n’est pas « prouvée » alors que le massacre est patent. Le sénateur Milon avance que depuis l’arrêt de la vaccination BCG, les cas de tuberculose augmentent. En fait cette recrudescence est liée à la dégradation des conditions de vie dans certaines régions et pour ma part, la plupart des malades de la tuberculose que j’ai pu voir avaient tous été vaccinés !!!

Pour conclure disons que les sénateurs ont surtout été indignés par les attaques publiées sur Internet par plusieurs sites contre le sénateur Milon, président de la présente commission. Vu sa position clé dans le domaine de la santé au sénat et ses liens forts avec le complexe pharmaco industriel, ne sommes nous pas en droit de nous poser la question d’un éventuel conflit d’intérêts ?

            Bref nous verrons bien quelle suite les sénateurs comptent donner aux conclusions de cette « commission » aux allures de comparution immédiate et nous nous préparons au pire. Pensez à vos cotisations 2013.

  Salut à tous et à bientôt.

Jacques DUBREUIL

TELECHARGER LA LETTRE EN PDF

COTISATION 2013

{lang: 'fr'}
Share on Facebook