L’affaire  du  médiator

LETTRE D’INFORMATION DE L’OMNIUM DES LIBERTÉS FÉVRIER 2011

 –  L’affaire  du  médiator : un  tsunami aussi  grave  qu’inattendu dans une des chasses les mieux gardée en France: la Santé.

–  La liste  des  59  médicaments suspects en attendant une liste de 76 mis en cause par L’AFSSAPS en plein délire de repentance.

–  Comment le sénateur About a étouffé le scandale des collusions pharmaceutiques. Ce n’est pas bien monsieur le sénateur !

–  George Fenech : après   Momagri,  collaboration   en   Tunisie avec Ben ali pour  la promotion de l’industrie pharmaceutique !

–  N’oubliez  pas  vos cotisations  c’est  très  important   pour  que nous  puissions continuer à agir.

Chers amis (ies),

L’affaire du Médiator : suite, effets secondaires et diverses complications.

Avec l’affaire du médiator, c’est un véritable tsunami qui est en train de submerger la maison santé, sans doute appelé à se doubler d’une série de répliques absolument imprévisibles…
La prochaine étape médiatique majeure sera la comparution de Jacques Servier en personne devant la 15ème Chambre correctionnelle de Nanterre avant sans doute de devoir comparaître devant la mission parlementaire présidée par le député Bapt. Des juges, Servier attendra cette preuve d’imputabilité sans laquelle la faute ne peut être avérée ; aux parlementaires, il rappellera qu’on les a souvent croisés, eux ou leurs pairs, dans les antichambres ou les pavillons de chasse du second laboratoire français.

Mais à partir de maintenant et pour une durée indéterminée, c’est moins l’instruction de la mécanique du scandale qui importe que la prévention des prochains puisque 76 autresmolécules sont dans le collimateur de l’ AFSSAPS qui n’aura donc, au final, pas complètement démérité dans sa mission de pharmacovigilance même si l’agence apparaît promise à une évidente réforme. Pour Martin Hirsh, l’ancien Commissaire aux solidarités actives, il faut ériger un « cordon sanitaire » autour de l’industrie pharmaceutique: « renationalisation » de la pharmacovigilance, « bannissement » des visiteurs médicaux des cabinets libéraux et des services hospitaliers, privation des labos de toute responsabilité en termes d’études, prévention de tout type de conflit d’intérêts…Comme toute révolution, celle en cours secrète ses intégrismes car, enfin, on reproche à l’Affsaps d’être à 80% financée par les labos eux-mêmes qui eux, en fait, ne peuvent faire autrement que payer les études préalables à la mise sur le marché du produit s’ils veulent obtenir l’Autorisation de mise sur le marché. « Renationalisation » de la pharmacovigilance : la proposition prend tout son sel dans le cas tellement controversé du Di-Antalvic, un produit que l’Agence Européenne entend retirer du marché pendant que la France y rechigne. En ce qui concerne la gestion des conflits d’intérêts, la seule question posée est la définition de cette notion : où commence et où finit le conflit d’intérêts. Nous allons vous en donner deux beaux exemples dans les articles qui suivent et, comme par hasard, nous allons retrouver au cœur de la magouille deux grandes figures de la lutte antisectes : le Sénateur About (loi About-Picard) et notre Juge Fenech national+ Roselyne.

En fin de compte, si le Médiator a ainsi pu traverser toutes les alertes, tous les avis et rapports de (ré) évaluation, tous les cabinets ministériels, il convient de n’y voir qu’une seule et unique raison : le poids de son fabricant dans l’orbite politique (tous partis confondus) et sur le marché de l’emploi de plusieurs régions de France.

La liste des 59 médicaments sur la sellette de l’AFSSAPS en attendant les 76 prévus :

ACOMPLIA (obésité) ; ALLI (surpoids) ; ANTASOL (anti-douleur) ; ARCOXIA (anti-inflammatoire) ; BYETTA ( anti-diabétique) ; CELSENTRI ( anti VIH) ; CERVARIX (vaccin contre cancer de l’utérus) ; CHAMPIX (arrêt du tabac) ; CHLORHYDRATE DE BUPRENORPHINE (substitutif drogues opiacées) ; CIMZIA (polyarthrite rhumatoïde) ; CYMBALTA (antidépresseur) ; EFFENTORA (anti-douleur) ; EFIENT ( prévention des maladies cardiovasculaires !!!) ; ELLAONE (contraceptif d’urgence) ; ENTONOX (gaz anesthésiant) ; EXJADE (surcharge en fer) ; FIRMAGON (traitement hormonal du cancer de la prostate !!!) ; GALVUS (anti-diabétique) ; GARDASIL (vaccin contre le cancer du col de l’utérus) ; ILARIS (anticorps) ; INCRELEX (retard de croissance de l’enfant) ; INSTANYL (anti-douleur) ; INTELENCE (anti rétroviral) ; INTRINSIA  (libido féminine) ; ISENTRESS (traitement VIH !!!) ; JANUVIA (diabète) ; KALINOX (anti-douleur) ; KUVAN (maladies métaboliques rares) ; LUCENTIS (traitement DMLA) ; METHADONE (substitution drogues) ; MULTAG (troubles cardiaques) ; MYCAMINE (mycoses) ; NPLATE (production des plaquettes) ; ONGLYZA (antidiabétique) ; ORENCIA (polyarthrite rhumatoïde) ; OXYNOX (anti-douleur) ; PRADAXA (prothèse totale genoux ou hanche) ; PREVENAR (vaccin contre les infections à pneumocoque, méningites, pneumonies…) ; PROCORALAN (troubles cardiaques) ; RELISTOR (soins palliatifs !!!) ; REVLIMID dérivé de la Thalidomide (traitement contre le myélome multiple, cancer de la moelle osseuse) ; REVOLADE (ablation de la rate) ; ROACTEMRA (polyarthrite rhumatoïde) ; STELARA (psoriasis) ; SYMBICORT (asthme) ; THALIDOMIDE (antitumoral, médicament ayant provoqué de très nombreuses malformations congénitales dans les années 50-60 et interdit depuis lors!!!) ; THELIN (antihypertenseur pulmonaire) ; TOCTINO (eczéma) ; TRACELER (antihypertenseur pulmonaire) ; TYSABRI (sclérose en plaques !!!) ; TYVERB (traitement du cancer du sein) ; VALDOXAN (anti-dépresseur) ; VIMPAT (anti-épileptique) ; VOLIBRIS (antihypertenseur pulmonaire) ; XYREM (maladie du sommeil, narcolepsie) ; ZYPADHERA (anti-psychotique).

Autrement dit les diabétiques ont vraiment du souci à se faire (3 médicaments, 4 avec le médiator), les hypertendus (3 médicaments), les polyarthritiques (3 médicaments), les cancéreux  (4 médicaments et 2 vaccins contre le papilloma virus qui ont fait l’objet d’une publicité scandaleuse en 2010), les malades du SIDA ou autres virus (3 médicaments) et tous ceux qui souffrent de graves douleurs. Les vaccins sont en première ligne avec le GARDASYL, CERVARIX et le PREVENAR, diffusés à des centaines de milliers d’exemplaires alors même que les effets secondaires sont innombrables et parfois très graves (cancer en ce qui concerne le Gardasyl et le Cervarix).

Comment le Sénateur About a étouffé le scandale des collusions pharmaceutiques

Fin 2010, le scandale du Médiator défraie la chronique. Les responsables politiques semblent découvrir le pot au rose. On s’indigne, on demande un rapport à l’IGAS (Inspection Générale des Affaires Sociales). L’IGAS rend son rapport. Il est accablant pour les politiques, pour l’AFSSAPS, pour les labos. On s’étonne, on s’indigne encore. Et pourtant…Non seulement tout cela n’est pas nouveau, mais les pouvoirs publics étaient alertés depuis longtemps. Pas plus tard qu’en 2007, l’IGAS avait déjà pondu un rapport complet, rapport déjà accablant pour l’AFFSAPS. Les mêmes collusions y étaient décrites.

Petit rappel des faits : le 8 juin 2006, un rapport est remis au sénat par Marie-Thérèse Hermange et Anne-Marie Payet, au nom de la commission des affaires sociales. Ce rapport traite des conditions de mise sur le marché et de suivi des médicaments. Il affiche un objectif : restaurer la confiance. Ce rapport met déjà en lumière les lacunes de l’AFFSAPS et des agences dans la politique de mise sur le marché du médicament. Il dévoile le problème du financement de l’AFFSAPS par l’industrie pharmaceutique (extrait : « Cette part est en augmentation constante depuis et représente aujourd’hui presque 80 % des recettes de l’agence »). Le rapport présente la « visite médicale » des labos comme le « bras armé des laboratoires », dénonce une presse médicale totalement sous l’influence des labos pharmaceutiques, pointe les conflits d’intérêts des « experts » financés par les labos pour donner leur blanc-seing aux médicaments, et j’en passe et des meilleures…

A l’époque, Xavier Bertrand est interrogé par la mission le 11 avril 2006. Il est alors Ministre de la Santé. Il aura beau jeu de se dédouaner 4 ans et demi plus tard, espérant nous faire croire qu’il n’était au courant de rien. Le Président de la Commissions des Affaires Sociales s’appelle Nicolas About. Il est sénateur. Lors de l’audition de Xavier Bertrand, il donnera son point de vue sur le contrôle a priori des médicaments donnant lieu à prescription et remboursés par la sécurité sociale. Nicolas About : « Le dispositif mis en place est assez efficace. Ne risquons-nous pas de l’alourdir en systématisant le contrôle a priori. » Bref, pas trop de contrôle, cela pourrait ralentir les ventes…La mission multipliera les auditions, tous les acteurs de ce secteur seront interrogés, et les missionnés feront un travail remarquable pour alerter le Sénat et les pouvoirs publics. Ces derniers avaient toutes les informations dans les mains. Alors deux choses se produisent. Un rapport est demandé à l’IGAS sur le sujet des visiteurs médicaux des laboratoires (ces vendeurs embauchés par les labos qui effectuent plus de 300 visites par an par médecin), et le Sénateur About déclare qu’il va prendre le problème en mains et proposer une loi pour l’automne 2007. Tout semble sous contrôle, le sénateur About s’en occupe, on se désintéresse de la question. Il est malin, le sénateur.

En Août 2007, le rapport de l’IGAS tombe. Il est accablant pour tout le monde. L’AFSSAPS, les « experts », les labos. Extraits du rapport : « L’industrie pharmaceutique intervient également dans le financement d’associations de malades, au point, parfois, de les créer de toutes pièces. Certaines associations soutenues se voient positionnées comme interlocutrices privilégiées par les institutions internationales, notamment par la Commission européenne ; Les entreprises ne sont pas absentes de la formation initiale des médecins ; elles contribuent très largement au financement de leur formation continue ; Elles s’immiscent dans celui de l’évaluation des pratiques professionnelles ; Elles assurent de façon sinon quasi-monopolistique l’information des professionnels de santé ; Elles participent à l’information des patients, en étant parfois à l’origine de campagnes de sensibilisation précoces au caractère parfois trompeur ; Elles contribuent au financement de campagne d’éducation pour la santé ; Elles participent, largement, à la définition de nouveaux périmètres de définition de maladies, de critères permettant d’évaluer les thérapeutiques nouvelles ; Elles interviennent pour abaisser les seuils de facteurs de risque ; Contribuant ainsi, pour certains, à une « médicalisation » excessive de la société ; Dans certains cas même, elles induisent la création de nouvelles pathologies. Au point que ces interventions ont été à l’origine d’une expression nouvelle pour les caractériser aux Etats-Unis : le façonnage de nouvelles maladies ».

Tout y est. Nous sommes en 2007. Le rapport est gardé secret pendant quelques mois mais finit par filtrer. Mais qu’en est-il de la promesse de Nicolas About ? Aucune proposition de loi ne verra le jour. Tombée aux oubliettes, la proposition qui devait remédier à ce scandale. Etouffée la loi salvatrice. Est-ce par négligence ? Il est permis d’en douter fortement, tout comme on peut sérieusement douter des motivations du sénateur About. En effet, celui-ci en 2006 est Président de l’Office Parlementaire d’Evaluation des Politiques de Santé (OPEPS). Il est aussi Membre titulaire de la Commission des Comptes de la Sécurité Sociale. C’est à dire qu’il est totalement impliqué dans l’autorisation de Mise sur le marché et l’évaluation du remboursement des médicaments. Et ce remboursement est capital pour les labos, puisqu’il détermine si leur médicament sera prescrit par les médecins ou pas (car les médecins ont tendance à prescrire des médicaments bien remboursés) et donc le rendement financier du médicament. Et puisqu’on parle de collusion, on n’oublie pas que Nicolas About a été lui même Directeur des relations médicales du laboratoire Servier de 1981 à 1985, et Directeur de communication médicale chez Sanofi à partir de 1988. En 2009 il est toujours connecté à Servier. Il se rendra par exemple au Brésil à la demande du laboratoire pour la visite d’un site. Alors quand on parle de conflits d’intérêt !!! Mais pire encore, la manœuvre consistant à prendre sous sa coupe la proposition de loi salvatrice, et en la faisant ainsi sortir du champ couvert par les projecteurs, puis en étouffant tout ça et en ne faisant rien, About a empêché toutes les mesures qui auraient pu permettre d’éviter le drame du Médiator. Le tout saupoudré de conflits d’intérêts évidents. Est-ce pour cela que le 23 janvier 2011, Nicolas About a fait cesser son mandat de Sénateur, pour être nommé au CSA ? Sentait-il qu’il allait être rattrapé par ce qui est l’une des omissions les plus graves de notre début de siècle en termes de santé publique ? Omission en toute connaissance de cause, et au plein bénéfice de l’industrie pharmaceutique. Combien de milliers de victimes auraient pu être évitées ? Espérons que cette fois-là, monsieur About, la justice va vous rattraper et vous condamner, vous et vos petits copains qui font la morale à tout le monde, surtout en matière de nouvelles spiritualités et de médecines alternatives ! Nous allons y penser très fortement, Monsieur le Sénateur, tous ensemble !

Les complicités de Georges Fenech et de Roselyne Bachelot avec le régime Ben Ali.

Certaines de nos personnalités sont aujourd’hui les premières à défendre une position consensuelle sur le résultat de la révolution tunisienne. A croire qu’ils en ont toujours été les défenseurs ardents !!! L’ex député invalidé Georges Fenech (UMP Lyon) est Président d’EFT, association « Echanges franco-tunisiens », et apparaît régulièrement dans les médias pour commenter la situation en Tunisie. Le 13 janvier, il s’en prenait aussi à la corruption en Tunisie avec une déclaration que certains pourraient assimiler à un aveu : « Personne ne peut nier qu’il y a de vrais problèmes de corruption en Tunisie ». Pour bien comprendre ce que certains considèrent aujourd’hui comme une démagogie de bas étage, du type « plus c’est gros, plus ça passe », il faut remonter à peine en arrière pour saisir les relations qui lient Georges Fenech à la Tunisie.

Georges Fenech et le régime Ben Ali : Le régime Ben Ali n’a pas toujours été l’ennemi de Georges Fenech. En fait, jusqu’à sa chute il y a quelques jours, il en était même le meilleur ami. L’association EFT que préside le député a été fondée par Hosni Djemmali, un homme d’affaire et homme de presse, considéré comme le véritable attaché de presse du régime Ben Ali en France. Djemmali est l’un des grands amis de Georges Fenech (et de Ben Ali), qui se verra fréquemment invité avec son épouse et d’autres personnalités dans les hôtels tunisiens possédés par l’homme d’affaire franco-tunisien, pour agir afin de favoriser des implantations françaises dans l’industrie tunisienne (ce qu’ils appellent des « échanges franco-tunisiens »). La vocation officielle d’EFT est de favoriser le développement des  relations économiques entre la France et la Tunisie. Quelques instants avant la chute du régime Ben Ali, que Fenech a donc qualifié de féroce, ce dernier organise une réception pour fêter les 20 ans d’EFT, le 25 janvier 2011. La fête était censée se tenir dans un des plus luxueux palace parisien, avec Fenech, Djemmali et Frédéric Mitterrand. L’invité d’honneur, Abdelwahab Abdallah, est le Ministre Conseiller chargé des affaires politiques auprès de Ben Ali. Mais Abdelwahab Abdallah est haï des tunisiens et Ben Ali devra s’en débarrasser quelques jours avant de se débarrasser de lui-même. La fête n’aura pas lieu et pour cause.

Autour de lui, Georges Fenech sait rassembler. Ce qui en fait un entremetteur de poids pour l’industrie Tunisienne. Le 17 Mars 2008, il organise un dîner dans le prestigieux hôtel de Lansey. C’est lui qui fait venir le ministre tunisien de l’Industrie, Afif Chelbi, mais aussi Hervé Novelli (secrétaire d’état français à l’époque, qui comme par hasard est celui qui a remis la légion d’honneur à Hosni Djemmali). En avril 2009, il fait venir à son dîner de gala Roselyne Bachelot, alors Ministre de la Santé et Mondher Zenaidi, Ministre tunisien de la santé…

Fenech-Bachelot et le lobby de l’industrie pharmaceutique « en Tunisie aussi ». D’ailleurs, le thème de la santé est un thème porteur pour Georges et Roselyne qui ne s’en cachent pas. Fenech dira : « Bon d’accord, je ne vous dis pas que tout est parfait. Mais quand même, en matière de Santé et de nouvelles technologies (le biomédical), ça fonctionne ». Bachelot rendra hommage au président Ben Ali pour « les avancées importantes du système de santé tunisien ». De là à voir chez l’ex député un entremetteur du lobbying pharmaceutique, il n’y qu’un pas. Ce pas, certains le franchissent lorsqu’ils évoquent les relations de Georges Fenech avec Pierre Fabre et Momagri.

Fenech-Momagri-Fabre et le monopole de l’industrie pharmaceutique en Tunisie.  Georges Fenech est l’homme de toutes les alliances. En 2005, il fonde avec d’autres le Momagri, un « think tank » aujourd’hui présidé par Pierre Pagesse (qui n’est autre que le président de Limagrain), chargé de promouvoir l’agriculture OGM par un lobbying intensif auprès des institutions françaises, européennes et internationales. Ce n’est pas pour rien que l’un de ceux qui fondent le Momagri avec Fenech n’est autre que Pierre Fabre, fondateur et président-directeur général des Laboratoires Pierre Fabre. Et Pierre Fabre a jeté son dévolu sur la Tunisie dès 2005. Il s’agit d’implanter le laboratoire dans le pays en l’associant avec la Siphat (Société des Industries Pharmaceutiques de Tunisie) qui détiendra seulement 35% des parts tandis que Pierre Fabre en détiendra 65%. Ce rapprochement sera fait dès 2005. La première unité de cette fusion au business plan ambitieux sera inauguré en 2008 par le Ministre de la Santé Publique tunisien Mr.Mondher Zenaïdi (comme dit plus haut, bonne relation de Georges Fenech et de Madame Bachelot), et Mr.Manuel Serdan, directeur du Patrimoine du groupe Pierre Fabre, en présence de M. Serge Degallaix, ambassadeur de France. Et pour qui pense à Roselyne Bachelot et son fiasco de la gestion de la grippe H1N1 il n’est pas inutile de rappeler que Georges Fenech défendit, le 10 janvier 2007, à l’Assemblée Nationale, l’amendement 139 relatif aux obligations vaccinales devant la commission des lois, contre l’avis du président de cette dernière et l’avis du gouvernement. Cet amendement adopté finalement a été défendu comme suit par l’ex député : «  Les vaccinations sont obligatoires, mais, suivant la vaccination, les pénalités ne sont pas les mêmes. Nous proposons de frapper des mêmes pénalités tous les refus de vaccination, c’est-à-dire six mois d’emprisonnement et 3 750 euros d’amende. »

Fenech, l’homme de réseau sait naviguer, et on imagine bien qu’il saura se refaire une virginité dans cette Tunisie nouvelle qu’il se propose aujourd’hui d’accompagner vers des rivages lointains. Bien plus fort qu’un Ben Ali dont le bateau a coulé, l’ex-député-magistrat-président sait influencer sans faire de vagues, au gré des courants et il est passé maître dans l’art de retourner sa veste selon le vent. Gare cependant aux tempêtes, Monsieur Fenech, surtout quand elles sont spirituelles ! Elles ne préviennent pas.

LETTRE D’INFORMATION DE L’OMNIUM DES LIBERTÉS FÉVRIER 2011

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