Le Colloque de Genève sur la laïcité le 14 juin

14 juillet
– Le Colloque de Genève sur la laïcité le 14 juin

– Rappel du communiqué du Conseil de l’Europe

– Pétition du professeur Joyeux.

Chers (ères) amis (ies),

geneveLe Dimanche 14 juin dernier s’est tenu à Genève un colloque organisé en collaboration avec nos amis suisses du CLIMS (Centre de liaison et d’information concernant les mouvements spirituels) dont l’objectif était de faire le point le plus général possible sur la laïcité en Europe et dans le monde occidental, faire le point également sur les atteintes graves à la laïcité, notamment en France. Faire le point sur « l’application réelle » de la neutralité des Etat vis-à-vis des religions fussent-elles les plus minoritaires. Ce premier colloque doit déboucher sur différentes actions au plan national et international pour alerter les opinions et obliger les Etats à respecter la convention des droits de l’homme, les lois européennes ainsi que leurs propres lois nationales sur la laïcité et à les appliquer tout simplement. Il serait trop long de résumer dans le cadre de cette lettre les interventions de chacun des intervenants. La parution des actes de ce colloque est programmée pour le mois de septembre. Je ne manquerais pas de en vous faire part pour que vous puissiez vous rendre compte par vous-mêmes de la distance prise par la France et les Français avec la liberté de conscience, la laïcité et la tolérance. Rien ne vaut une sortie du contexte français pour mesurer l’anomalie française que nos hommes politiques et la clique des antisectes qualifie pompeusement « d’exception française ». Exceptionnellement diffamatoire et universellement regardée comme discriminatoire et liberticide par la communauté internationale. Nous avons été heureux également de constater que l’action de CAPLC et de l’Omnium des Libertés n’était pas passée inaperçue chez nos voisins européens, que notre réputation d’organisme de défense crédible nous précédait et qu’elle faisait l’objet, d’hors et déjà d’une reconnaissance internationale certaine.

Voici la liste des intervenants pour le CLIMS (Centre de liaison et d’information concernant les mouvements spirituels) :

Le Rev. William McComish,  ancien doyen de la cathédrale de Genève.
M. Maurice Gardiol, président de la Plateforme interreligieuse de Genève.

  1. Ireneo Namboka, Consultant  auprès  de l’UNIMIL (Unmilunited nations mission in Libéria).
  2. Yves Nidegger, avocat en droit International.  Depuis 2007, il siège  au Conseil national Suisse dont il préside la Commission des affaires juridiques.
  3. Timothée D. Reymond : pasteur  en charge du dialogue interreligieux pour Église évangélique réformée du canton de Vaud.
  4. Jean-Claude Kolly ingénieur, conseiller communal  (Fribourg) et président du CLIMS.

Pour la France la liste des intervenants est la suivante :

Thierry Bécourt : CAP LC (Coordination des Associations & Particuliers pour la Liberté de Conscience).

Eric Roux :EIFRF (European Interreligious Forum For Religious Freedom).

Jacques Dubreuil : OMNIUM des LIBERTES.

Jean-Luc Martin Lagardette Ecrivain-Journaliste

Lgeneve2e colloque a eu lieu au Centre John Knox, le grand réformateur écossais qui, au 16ème siècle, a contribué, avec Jean Calvin, au développement du protestantisme. Condamné pour un temps aux galères, John Knox prêchait, contrairement à Calvin, que les fidèles ont le droit et le devoir de résister à un tyran qui, comme Marie Tudor, cherche à imposer l’idolâtrie à ses sujets. Nous notre tyran c’est l’Etat français qui essaye de nous réduire au silence au nom d’une pseudo-laïcité qui ressemble bien plutôt à une atteinte majeure aux libertés de croyance.

La déclaration de l’Omnium :

Pour ma part j’ai tenu à faire un bref historique des actions de l’Omnium des Libertés depuis sa fondation par Joël Labruyère en 1996 sur unegeneve1 initiative originelle de Louis Pauwels (malheureusement décédé à cette époque). J’ai tenu à rappeler les évènements qui m’ont conduit personnellement avec mes amis des Chrétientés celtiques à rejoindre Joël dans sa lutte contre l’inquisition de l’Etat et de la plupart des médias français à laquelle nous étions confrontée : Diffamation dans Paris-Match orchestrée par l’UNADFI et les RG qui relevait de la dénonciation calomnieuse (notre association aurait été la courroie de transmission en Bretagne de l’Ordre du Temple solaire). Diffamation condamnée en première instance et en appel. J’ai rappelé que l’Omnium a été partie civile dans l’affaire de l’OTS et a participé à l’enquête avec les avocats de la partie civile. J’ai rappelé qu’il a été démontré qu’il s’agissait non pas d’un suicide mais d’un crime perpétré avec des moyens militaires (du moins en ce qui concerne l’affaire du Vercors). La raison d’être de ce massacre étant à rechercher dans l’appartenance des responsables de l’OTS au Stay Behind (services secrets de l’OTAN pendant la guerre froide, voir lettres Omnium janvier et juin 2012). J’ai rappelé que l’Omnium a été avec CAPLC a l’origine de plusieurs interventions devant l’OSCE et devant le conseil de L’Europe plus récemment ; Que ces actions ont amené ces institutions à prendre position contre la politique discriminatoire de la France.

Un appareil d’Etat pour organiser la discrimination en France

J’ai rappelé que notre association, l’Omnium des Libertés, s’est constituée pour défendre les principes de la liberté de pensée, de culte et de libre choix thérapeutique. Depuis presque 20 ans nous recevons les plaintes des membres des minorités spirituelles, religieuses ou philosophiques, qui sont victimes de campagnes de dénigrement, résultant en pertes d’emploi, retraits de garde d’enfants, violence physique, pose de bombes et dégradation de biens immobiliers.

La circulaire du 27 mai 2005 de M. Raffarin, Premier ministre a fait naître un espoir de courte durée en annulant l’utilisation de liste parlementaire sur les sectes : « La démarche consistant, pour les pouvoirs publics, à qualifier de « secte » tel ou tel groupement et à fonder leur action sur cette seule qualification » ne permettait pas d’assurer « le respect des libertés publiques et du principe de laïcité ».

Or, la MIVILUDES, organe gouvernemental français dépendant directement du Premier Ministre, a établi sous l’impulsion de son ex-Président M. Georges Fenech, arrivé en fonction en septembre 2008, un nouveau « référentiel » de groupes qu’elle accuse de dérives sectaires. Dans une interview donnée au journal Libération, M. Fenech indiquait avoir « répertorié environ 500 mouvements ou pratiques » et avoir établi un fichier de groupements qualifiés de « dangereux » à partir de simples signalements ou de plaintes.

Ce fichier, établi de manière non contradictoire sur la base de la délation, recense tous les mouvements ou pratiques que M. Fenech accuse de « dérives sectaires », c’est-à-dire, en gros, tous les nouveaux mouvements spirituels et religieux minoritaires sans exceptions et toutes les médecines alternatives sans exceptions.

Or la caractéristique des dérives sectaires, selon le rapport 2008 de la MIVILUDES, est l’existence d’une emprise mentale et cette emprise est caractérisée dès lors qu’une ou des personnes « commencent à s’attacher à des idées véhiculées, différentes des idées habituellement partagées par le consensus social » et que « la personne qui les reçoit est amenée à modifier tous ses repères, ses relations et ses projets ». L’action répressive de l’État devrait être mise en oeuvre dès lors que des pratiques relativement nouvelles, qu’elles soient religieuses, philosophiques, spirituelles, d’épanouissement personnel ou mêmes thérapeutiques, n’ont pas encore fait l’objet d’un consensus social. Il est clair à la lecture de ce rapport que ce sont toutes les idées nouvelles qui constituent en elles-mêmes des dérives et qui sont susceptibles de caractériser une emprise mentale.

Etabli sur la base de ces postulats discriminatoires à l’encontre des minorités de conviction, le « référentiel » établi par la MIVILUDES ne sera pas publié mais il sera mis à la disposition des professionnels de la justice, des pouvoirs publics, des ministères et des élus locaux, afin de leur indiquer les groupes véhiculant des idées considérées comme dangereuses et de pouvoir ainsi rejeter les demandes de location de salles de conférence ou d’agrément d’assistante maternelle. (Déclarations de M. Fenech lors de la même interview). Il s’agit donc bien d’une organisation d’Etat, financée par l’Etat pour organiser la discrimination en France et d’une atteinte grave à la laïcité dans notre pays. Elle n’a aucun équivalent en Europe ni dans un aucun état occidental.

geneve3Ce fichier va permettre une discrimination sans précédent, surpassant la liste de 1995 qui, bien que considérée par les tribunaux français comme n’ayant aucune valeur juridique, a résulté jusqu’à ce jour en de nombreux incidents de discrimination. Citons pour exemple le scandale de l’affaire de Reims révélé en septembre 2009 où trois éducateurs du service départemental d’aide sociale à l’enfance ont été soupçonnés d’agir sous l’influence du mouvement Sukyo Mahikari, présenté comme une secte dans la liste de 1995. Après 5 années d’interrogatoires, de détention provisoire, de placements sous contrôle judiciaire et d’interdictions de pratiquer leur profession, il est apparu que les éducateurs avaient été poursuivis pour abus d’état de faiblesse de mineurs, privations de soins et violences morales sur la base de faux aveux fabriqués par les policiers qui n’avaient pas trouvé d’autre preuve pour étayer les rumeurs discriminatoires.

Il est donc urgent qu’un statut clair soit donné aux « sectes » qui permette comme cela a été le cas en d’autres temps pour les religions classiques de les intégrer au corpus social, de les respecter et qu’elles respectent en retour les lois de la république. Il est temps qu’un véritable organisme indépendant décide qui est quoi et non pas l’Etat qui n’a aucune autorité pour distinguer ce qui est spirituel de ce qui ne l’est pas ; Encore moins les associations antisectes et les organismes (Miviludes) fondamentalement opposés à tout statut et à toute reconnaissance. Profitant de la vague de tolérance et des propos très consensuels de nos dirigeants pour tous les français quelques soient leur appartenance et leur croyance à l’occasion des évènements du 11 janvier 2015, nous allons lancer une opération de grande envergure pour tenter de mettre fin à cet apartheid sectaire qui sévit en France depuis trop longtemps.

En conclusion nous allons rappeler le communiqué du Conseil de l’Europe (2973ème session) de Bruxelles 16 Novembre 2009 présidente Madame Cécilia Malmström.

Droits de l’Homme.

Liberté de religion ou de conviction – Conclusions du Conseil de l’Europe.

Le Conseil a adopté les conclusions suivantes:

« Le Conseil réaffirme que l’Union européenne est résolument attachée à la promotion et à la protection de la liberté de religion ou de conviction. Le Conseil rappelle que la liberté de pensée, de conscience, de religion ou de conviction s’applique de façon égale à toutes les personnes. Il s’agit d’une liberté fondamentale qui englobe toutes les religions ou convictions, y compris celles qui ne sont pas traditionnellement pratiquées dans un pays donné, les convictions des personnes appartenant à des minorités religieuses, ainsi que les convictions non théistes ou athées. Elle comprend également le droit d’adopter ou d’abandonner de plein gré une religion ou une conviction, ainsi que d’en changer.

Le Conseil souligne que les États ont le devoir de protéger chaque individu, y compris les personnes qui appartiennent à des minorités, de la discrimination, de la violence et d’autres formes de violation. Ils doivent veiller à ce que leur système législatif offre à tous sans distinction des garanties suffisantes et effectives de liberté de pensée, de conscience, de religion ou de conviction.

Le Conseil condamne toutes les formes d’intolérance envers les personnes fondée sur leur religion ou leur conviction. Il déplore que la discrimination fondée sur la religion ou la conviction soit encore pratiquée dans toutes les régions du monde et que de nombreux pays continuent de priver de leurs droits humains des personnes appartenant à certaines communautés religieuses, y compris à des minorités religieuses. Le Conseil est préoccupé par les informations faisant état d’actes de violence extrême de plus en plus nombreux perpétrés récemment contre des membres de minorités religieuses, et fait part de son inquiétude face à la vulnérabilité de ces personnes dans de nombreuses régions du monde.

Le Conseil se déclare vivement préoccupé par le fait que les pays qui disposent d’une législation relative à la diffamation des religions ont souvent recours à celle-ci pour brimer les minorités religieuses et limiter la liberté d’expression, ainsi que la liberté de religion ou de conviction. Il souligne que le droit international des droits de l’homme protège les personnes et les groupes de personnes et, à cet égard, il réaffirme que la diffamation des religions (en France on appelle ça le droit au blasphème) n’est pas une notion qui relève des droits de l’homme. Rappelant que les droits de l’homme transcendent les différences entre les religions, le Conseil souligne que ces droits ne peuvent faire l’objet d’aucune restriction imposée au nom de la religion et que cette dernière ne peut en aucun cas servir à justifier ou à tolérer la restriction ou la violation de droits individuels. L’UE continuera à rejeter toute tentative en ce sens.

Le Conseil souligne que la liberté de religion ou de conviction est intrinsèquement liée à la liberté d’opinion et d’expression, sans laquelle il ne peut exister de sociétés pluralistes, tolérantes, ouvertes et démocratiques. En permettant le libre débat et les échanges d’idées, en diffusant des informations sur les violations des droits de l’homme, en imposant une obligation de rendre des comptes et en défendant l’indépendance des médias, de la presse, de la télévision, de l’Internet et des autres nouveaux médias, la liberté d’expression joue un rôle important dans la lutte contre l’intolérance.

Le Conseil souligne l’importance stratégique de la liberté de religion ou de conviction, ainsi que de la lutte contre l’intolérance religieuse, et réaffirme son intention de continuer à réserver une place prioritaire à ces questions dans le cadre de la politique de l’Union européenne dans le domaine des droits de l’homme. Il invite les instances compétentes du Conseil à évaluer les initiatives existantes de l’UE et à élaborer, le cas échéant, des propositions visant à promouvoir la liberté de religion ou de conviction dans les relations bilatérales et dans le contexte multilatéral. ».

Pétition du professeur joyeux

Je me joins personnellement à l’initiative du professeur joyeux bien qu’il y aurait encore beaucoup à dire en ce qui concerne l’utilité réelle des vaccinations DTP infantiles hyper précoces (avant 6 mois). En tout cas telles qu’ elles sont à l’heure, c’est-à-dire bourrées d’adjuvants dangereux (aluminium), elles sont inacceptables et je rejoins la pétition du Professeur Joyeux a la ministre de la santé qui semblent revenir en arrière ces jours-ci après avoir été particulièrement véhémente et autoritaire il y a quelques temps. Il faut dire que la pétition atteint presque les 720000 signatures et atteindra bientôt le million ce qui commence à être électoralement sensible et me donne des idées pour la suite de nos initiatives. Voici le lien pour cette signature :

http://petition.ipsn.eu/penurie-vaccin-dt-polio/message.php 

Je vous souhaite de bonnes vacances à tous et je profite de cette conclusion pour remercier chaleureusement nos amis Thierry Val et Fernand Pasche pour l’énorme travail d’organisation qu’ils ont fourni et qui a permis l’organisation de ce colloque à Genève. Je vous rappelle nos coordonnées de l’Omnium et les miennes :

Site de l’Omnium : omnium-des-libertés.com

Courriel : « dubreuiljacques.omnium@orange.fr »

  Salut à tous   Jacques Dubreuil

 LETTRE D’INFO EN PDF

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