L’ÉTAT INQUISITEUR de Joël Labruyère

L’ÉTAT INQUISITEUR est le résultat d’une enquête de trois années qui a conduit les représentants de l’Omnium des Libertés à rencontrer de nombreux membres et responsables de minorités spirituelles. Les auteurs explorent les coulisses de ce qui est devenu une véritable « chasse aux sectes » dénoncée par les observateurs informés et de nombreuses instances internationales.

Censé protéger les faibles contre les puissants et les minorités par rapport au poids de la majorité, l’État de droit est menacé en France parce que le journal The Guardian définit comme une « panique hystérique « . Alors qu’en Corse, les représentants de l’État utilisent des procédures d’exception pour mener des actions illégales, le gouvernement conduit une politique répressive contre les minorités spirituelles qui remet en cause les libertés fondamentales.

Selon Régis DERIQUEBOURG, professeur à l’université et sociologue des religions : « La lutte que l’état français a engagée contre ces mouvements cautionne les procédés les plus sordides et les plus fascisants. Elle installe en France les conditions d’un ordre totalitaire. Elle habitue les Français à la légitimité de la délation, à la publication de listes au détriment de la justice. Elle reproduit les premiers temps de la solution finale pour les sectes du régime nazi.  » Les propos de ce chercheur s’appuient sur une perspective historique, sur une expérience de terrain ainsi que sur l’analyse d’une multitude de faits connus des spécialistes. Ce jugement reflète un point de vue partagé par la communauté des observateurs ; alors que la France, terre natale de l’inquisition, n’a pas une tradition de pluralité spirituelle, le gouvernement s’est engouffré dans une politique du « tout répressif » sans tenir compte des formes originales prises par le renouveau spirituel dans les sociétés développées.

Cette politique gouvernementale de discrimination est l’aboutissement d’une stratégie menée depuis vingt ans par un lobby anti-secte composé de catholiques intégristes et de militants athées. Fortement infiltré par ce groupe de pression, comme il le fut en son temps par les antisémites, l’État de droit a été peu à peu remplacé par un État inquisiteur. Hier on faisait peur avec le mythe de la sorcière et du juif, aujourd’hui on utilise le mythe sectaire pour mener un combat idéologique d’arrière garde contre une évolution des mentalités qui paraît inéluctable. Le climat ainsi créé permet d’assimiler toutes les minorités spirituelles aux dérives sectaires, réelles ou supposées, d’une poignée de groupes. Ce rideau de fumée permet ainsi de bloquer toute alternative dans les domaines culturels, spirituels et thérapeutiques.

DES RÉFÉRENCES, DES FAITS & DES ARGUMENTS qui n’ont jamais été exposés à ce jour !

Depuis la diffusion du « rapport parlementaire sur les sectes « , il n’est plus tout à fait permis d’appartenir à une organisation spirituelle structurée. La République laïque a mis une limite à l’exercice de la liberté de pensée, de culte et de réunion. Les esprits attentifs auront remarqué qu’une telle orientation est unique dans l’histoire de la République, car en s’attaquant à la liberté d’association, c’est la liberté individuelle qu’on restreint dans les faits.

L’État inquisiteur est le résultat d’une enquête de trois années qui a conduit le président de l’Omnium des Libertés à rencontrer de nombreux membres et responsables de minorités spirituelles. L’auteur explore les coulisses de ce qui est devenu une véritable « chasse aux sectes  » et offre ici un ouvrage à contre courant du flot médiatique et éditorial actuel. Sans faire l’apologie des sectes, même si l’accusation ne manquera pas, il est nécessaire de traiter des questions de spiritualité que masque ce feu d’artillerie.

À quoi correspond la floraison de groupes spirituels et qu’est-ce qui les anime ? Pourquoi sont-ils ainsi diabolisés ? Qui tire les ficelles de cette désinformation et pour quelles raisons ? Comment les politiques et les médias se sont-ils fait embarquer dans cette campagne ? Les auteurs répondent à ces questions en analysant les différents rouages d’une mécanique à marginaliser les hérétiques.

L’État inquisiteur représente une contribution importante pour la défense des libertés fondamentales. Au-delà des aspects polémiques liés à « l’affaire de sectes », il s’agit d’un outil constructif permettant de mieux appréhender la situation française. Vous y trouverez des références, des faits, et des arguments qui n’ont jamais été exposés à ce jour, et qui serviront pour la défense de quiconque pourrait être inquiété à cause de son appartenance ou ses idées. Ce livre est aussi un témoignage devant l’histoire.

SECTOPHOBIE Joël Labruyère

Ce recueil de témoignages pourrait être dédié à l’ex-premier ministre Pierre Mauroy par qui le scandale est arrivé. En 1982, alors qu’il était en charge des affaires de la France, il confia au député Alain Vivien la tâche de dresser une liste des sectes. L’idée a probablement germé dans le terreau d’une loge du Grand-Orient, dont Vivien et Mauroy étaient membres. Il s’agissait alors de créer un contre-feu aux affaires de corruption.

Alain Vivien «qui fait bien ce qu’on lui dit de faire », sera l’homme de la situation.

« Vous êtes chargé d’étudier les problèmes posés par le développement des sectes religieuses et pseudo-religieuses. Il vous appartiendra, plus particulièrement d’examiner leur statut juridique et financier, tant en France qu’à l’étranger, et de proposer des mesures propres à garantir la liberté d’association au sein de ces sectes tout en préservant les libertés fondamentales de l’individu.» (Lettre du premier ministre Pierre Mauroy à Alain Vivien)

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