Lettre d’information Omnium octobre 2011

16 octobre 2011

– Les benzodiazépines responsables de 16000 à 31000 cas de maladie d’Alzheimer en France ? Une prescription à haut risque.

-Supplément au dossier Médecines alternatives et Cancer.

– Fenech et les élections d’Omar Bongo au gabon. Les accusations de Bourgi démontrée

L’abus de benzodiazépines augmenterait le risque de maladie d’Alzheimer.

La consommation chronique de benzodiazépines augmente le risque de maladie d’Alzheimer, selon les premiers résultats d’une étude française, révèle le magazine Sciences et Avenir. Chaque année, en France, 16.000 à 31.000 cas d’Alzheimer seraient ainsi attribuables aux benzodiazépines ou molécules apparentées : Valium, Témesta, Xanax, Lexomil, Stilnox, Mogadon, Tranxène… écrit le magazine dans son numéro d’octobre.

Environ 120 millions de boîtes sont vendues par an. La France consomme cinq à dix fois plus d’hypnotiques et d’anxiolytiques que ses voisins européens, rappelle Sciences et Avenir. Le responsable de l’étude à paraître dans une revue scientifique, le Professeur Bernard Bégaud, pharmaco­épidémiologiste (Inserm/université de Bordeaux), estime que « cette affaire est une vraie bombe ». « Les autorités doivent réagir, dit-il au magazine Sciences et Avenir. D’autant, explique-t-il à l’AFP que « cela fait, neuf études, avec la nôtre, dont la majorité (6) va dans le sens d’une association entre la consommation sur plusieurs années de tranquillisants et somnifères et la maladie d’Alzheimer ».

« Un signal d’alerte très fort »

L’étude a porté sur 3.777 sujets de 65 ans et plus qui ont pris des benzodiazépines pendant deux à plus de dix ans. « Contrairement aux chutes et fractures occasionnés par ces traitements, les effets cérébraux ne sont pas immédiatement perceptibles, mais il faut attendre quelques années », relève le chercheur. « Si en épidémiologie, il est difficile d’établir un lien direct de cause à effet, dès qu’il existe une suspicion, il paraît normal d’agir et d’essayer de limiter les nombreuses prescriptions inutiles », estime-t-il encore auprès de l’AFP.

Selon le Professeur Bégaud, en gros 30% des plus de 65 ans consomment des benzodiazépines, ce qui est énorme, et le plus souvent de façon chronique. Pour autant, la façon dont agiraient les benzodiazépines sur le cerveau pour augmenter ce risque de démence reste un mystère.

Le problème était déjà évoqué en 2006 dans un rapport de l’Office parlementaire des politiques de santé sur les médicaments psychotropes. « Depuis, il ne s’est strictement rien passé », déplore le spécialiste.

RAPPORT PARLEMENTAIRE SUR LA PRESCRIPTION DES HYPNOTIQUES ET DES ANXIOLYTIQUES.

N° 3187
ASSEMBLÉE NATIONALE

CONSTITUTION DU 4 OCTOBRE 1958
DOUZIÈME LÉGISLATURE

Enregistré à la Présidence de l’Assemblée nationale
le 22 juin 2006


N° 422 SÉNAT

SESSION ORDINAIRE DE 2005-2006

Annexe au procès-verbal de la séance
du 21 juin 2006

OFFICE PARLEMENTAIRE D’ÉVALUATION
DES POLITIQUES DE SANTÉ

RAPPORT

Aspects réglementaires 257

La prescription des hypnotiques et des anxiolytiques doit reposer sur une analyse soigneuse de la situation clinique, en cherchant à séparer ce qui relève des difficultés transitoires et des réactions à une pathologie somatique, de la pathologie psychiatrique confirmée. Elle doit être régulièrement réévaluée et tenir compte des indications de l’AMM, de la fiche de transparence et de l’arrêté du 7 Octobre 1991. Un traitement datant de plusieurs semaines ne doit pas être arrêté brutalement. Dans le cadre de cette prescription :

1. Il n ‘y a pas lieu, dans le traitement de l’anxiété, d’associer deux anxiolytiques (benzodiazépines ou autres).

2. Il n ‘y a pas lieu d’associer deux hypnotiques.

  1. 3.    Il n’y a pas lieu de prescrire des anxiolytiques et/ou des hypnotiques sans tenir compte des durées de prescription maximales réglementaires (incluant la période de sevrage) et de les reconduire sans réévaluation régulière. Les durées de prescription doivent être courtes et ne pas excéder 4 à 12 semaines pour les anxiolytiques et 2 à 4 semaines pour les hypnotiques (2 semaines pour le triazolam).

4. Il n ‘y a pas lieu de prescrire un anxiolytique ou un hypnotique sans débuter par la posologie la plus faible, sans rechercher la posologie minimale efficace pour chaque patient, ni de dépasser les posologies maximales recommandées.

Comme dit le Professeur Bégaud, il ne s’est strictement rien passé depuis 2006 mis à part quelques dizaines de milliers de lourds handicaps cérébraux plus quelques dizaines de milliers à venir probablement. Et combien de victimes occultées ? De nombreuses personnes ont ces médicaments depuis des années, certains depuis plus de dix ans. Malgré les recommandations du rapport de 2006 déjà fondées sur des doutes très importants au sujet des benzodiazépines, les prescriptions abusives continuent, les 4 à 12 semaines maxima sont dépassées par des milliers de médecins-prescripteurs dont les prescriptions sont connues de la CRAM et enregistrées dans ses fichiers. Dés que le scandale a éclaté dans la presse, des « voies médicales officielles » se sont élevées de partout pour jurer que ça ne se reproduirait plus, que tous les médecins allaient être dûment informés. Alors à quoi sert la loi depuis 2006? Alors que nul n’est sensé l’ignorer quand elle est édictée ! De qui se moque t’on ? Alors même qu’il existe bien sûr de nombreuses alternatives naturelles et efficaces en matière de plantes et de compléments alimentaires, de très nombreuses spécialités sur le marché qui permettraient d’éviter l’usage immodéré des benzodiazépines qui combinées avec d’autres poisons envoient de très nombreuses personnes âgées (parfois même des quadragénaires ou des quinquagénaires) directement dans l’enfer d’Alzheimer avec leurs proches. Mais les plantes comme on sait, ça ne rapporte pas assez ! Et l’information sur les possibilités de la phyto ne circule pas ou très mal en France. Pourtant récemment j ’ai vu sur ARTE une excellente émission médicale qui avait invité deux médecins phytothérapeutes très bien informés qui ont démontré les alternatives possibles en phytothérapie de façon magistrale et très complète (il est possible donc de faire autrement !).

Liste des Benzodiazépines :

Classées par l’usage le plus fréquent de la molécule : H = Hypnotique (sommeil), A = Anxiolytique (modérateur des états anxieux) ; M = Myorelaxant (décontractant) ; AC = Anticonvulsivant (antiépileptique). En caractère gras spécialités célèbres et très couramment prescrites.

Supplément au dossier Médecines alternatives et Cancer

L’ARTÉMISINE (extraite de l’armoise de chine, artemisia annua).

L’artémisine est extraite des feuilles de l’armoise annuelle (Artemisia annua), une plante de la famille des ambroisies. On la trouve en abondance dans le sud de la Chine et elle est également cultivée dans certains pays africains. L’Artemisia annua est utilisée depuis des milliers d’années par la médecine traditionnelle chinoise pour traiter la fièvre et le paludisme. Son principe actif, l’artémisine, a été isolé par des chercheurs chinois, dans les années 1970. Les préparations aqueuses d’Artemisia annua séchées figurent dans la pharmacopée de la République populaire de Chine pour le traitement de la malaria et de la fièvre. L’artémisine est donc rapidement devenu un traitement clé du paludisme. Sa popularité s’est particulièrement développée dans le sud-est asiatique et l’Afrique où la maladie est devenue résistante à presque tous les autres antipaludéens y compris la chloroquine, la quinine, la méfloquine ou le Fansidar. Pour le moment, la maladie n’a pas développé de résistance à l’artémisine.

Une affinité particulière pour le fer

En 1993, des chercheurs de l’université du Michigan ont découvert le mécanisme d’action de l’artémisine. Le paludisme est transmis à l’homme par la piqûre d’un moustique femelle, du genre Anophèles, elle-même infectée après avoir piqué un homme impaludé. L’anophèle femelle injecte à l’homme le parasite sous forme de « sporozoïte » qui migre rapidement vers le foie à travers la circulation sanguine. Il pénètre dans la cellule hépatique où il se divise très activement pour donner naissance, en quelques jours, à des dizaines de milliers de parasites : les «mérozoïtes». La cellule du foie éclate en libérant ces parasites dans le sang. Là, ils pénètrent à l’intérieur des globules rouges et se multiplient.

L’hémoglobine contient de grandes quantités de fer libre. Les chercheurs américains ont constaté que le parasite survit chez son hôte en consommant près de 25 % de l’hémoglobine de ses globules rouges. Cependant, il ne métabolise pas l’hème de l’hémoglobine (l’hème est formé d’une structure aromatique et d’un atome de fer). Au lieu de cela, il stocke le fer sous la forme d’un polymère appelé hémozoïne. La molécule de peroxyde de l’artémisine réagit avec le fer des globules rouges pour créer des radicaux libres qui, à leur tour, détruisent les membranes du parasite et le tue.

Artémisine et cancer (en particulier leucémie).

Cette réaction de l’artémisine avec le fer a attiré l’attention d’une équipe de chercheurs de l’université de Washington, à Seattle. Les cellules cancéreuses, tout comme le font les parasites du paludisme, recueillent et stockent le fer dont elles ont besoin pour se reproduire et se diviser. Cela a pour conséquence, que les cellules cancéreuses ont une concentration en fer beaucoup plus élevée que des cellules normales. Le Dr Henry Lai a examiné pendant sept ans le potentiel de l’artémisine dans le traitement de différents types de cancer et a obtenu des résultats prometteurs. Il a étudié l’effet combiné de dihydroartemisine (un analogue de l’artémisine avec une meilleure solubilité dans l’eau) et d’holotransferrine, in vitro, sur des cellules humaine de cancer du sein et l’a comparé à la réponse de cellules humaines du sein normales. Après incubation avec l’holoferrine -qui augmente la concentration en ion ferreux des cellules cancéreuse- la dihydroartémisine a détruit efficacement les


cellules cancéreuses de sein résistantes aux radiations. Après huit heures, il ne restait plus que 25 % des cellules cancéreuses et après seize heures, elles étaient presque toutes mortes. Cette combinaison a par contre eu très peu d’effet sur les cellules

De précédentes recherches portant sur des cellules leucémiques ont donné des résultats encore plus marquants. Elles ont été éliminées en seulement huit heures. La concentration en fer des cellules leucémiques pourrait expliquer ces résultats. Elles peuvent, en effet, avoir une concentration en fer 1000 fois plus élevée que des cellules normales. L’activité anticancéreuse de l’artémisine a été également testée contre 55 lignées cellulaires cancéreuses au National Cancer Institute des États-Unis. L’artémisine était plus active contre les lignées de cellules de leucémie et de cancer du côlon. Plus prometteur encore, la forte activité de l’artémisine contre des lignées de leucémie résistantes aux médicaments. D’autres lignées de cellules cancéreuses indiquant une certaine réaction à l’activité de l’artémisine incluaient le mélanome, les cancers du sein, de la prostate, des reins et du système nerveux central comme le glioblastome et le neuroblastome.

Dans des travaux récents, l’artémisine a été liée de façon covalente à la transferrine, une glycoprotéine transportant le fer dans le plasma. La transferrine est transportée dans les cellules à travers des récepteurs induits par endocytose. Les cellules cancéreuses expriment beaucoup plus de récepteurs à transferrine à leur surface et absorbent davantage de transferrine qu’une cellule normale. Compte tenu de cela, des chercheurs ont émis l’hypothèse qu’en collant l’artémisine à la transferrine, l’artémisine et le fer seraient transportés ensemble à l’intérieur de la cellule cancéreuse. Une fois à l’intérieur, le fer est libéré et peut aussitôt réagir avec l’artémisine toute proche, puisque collée à la transferrine. Cela devrait renforcer la toxicité et la sélectivité de l’artémisine à l’égard des cellules cancéreuses. Les résultats ont effectivement montré que l’artémisine collée à l’holotransferrine tuaient les cellules cancéreuses de façon plus puissante et plus sélective que l’artémisine seule.

Comme d’habitude pour plus d’infos pratiques, n’hésitez pas à me joindre !

FENECH, le chevalier blanc, et les élections d’Omar Bongo au Gabon :

Quel rapport me direz-vous entre le Président de la Miviludes Georges Fenech, (Mission interministérielle de lutte contre les dérives sectaires) et les élections au Gabon ?

Le magazine Lyon Capitale, d’octobre 2011, vient de mettre la main sur un document qui prouve que la mission d’observation du scrutin de la réélection au Gabon d’Omar Bongo, était liée à Robert Bourgi, le porteur de valise repenti.

Le 11 septembre dernier, Robert Bourgi dévoilait un secret de polichinelle. Des valises pleines de billets, envoyées par des dignitaires africains à des responsables politiques français. Bourgi cite Jacques Chirac, Dominique de Villepin, et épargne Nicolas Sarkozy. Mais, il est ne s’est pas contenté d’organiser le circuit des financements occultes de certains dirigeants français. Il a également engagé la France sur la voie de la compromission des valeurs démocratiques. Le 4 septembre 1998, Omar Bongo était réélu au Gabon. Petit pays mais grand terrain de jeu pour Robert Bourgi, car Omar Bongo est son principal client. Selon Wikileaks, un télégramme de 2009 des USA à Paris cite « Pour les cadors de la Françafrique, il est hors de question de se priver de généreux donateurs….. Il faudra donc que l’élection d’Omar Bongo, soit irréprochable et la cautionner par une commission d’observateurs qui viendra en contrôler le bon déroulement… »

C’est ainsi qu’une commission de magistrats et d’avocats s’est rendue à Libreville fin 1998 afin d’observer le processus électoral. Son nom : Association Internationale pour la Démocratie. AID. A sa tête Georges Fenech. Il était invité par le gouvernement Gabonais à veiller à la régularité du scrutin présidentiel. Là où ça coince, c’est que cette commission et Georges Fenech ont été introduits au Gabon par Robert Bourgi. Ce dernier déclare ne pas connaître les membres de cette commission.

Georges Fenech, de son côté, maintient que l’AID n’a pas travaillé avec Robert Bourgi. Il dit juste que ce dernier leur a facilité l’arrivée sur place à Libreville. Mais voilà, Bourgi était bien plus qu’un simple « faciliteur ».En effet, il apparaît aujourd’hui que Robert Bourgi, selon les statuts de l’AID déposés à la Préfecture de Paris le 20 novembre 1998, était un des membres fondateurs. D’ailleurs sa signature est apposée en bas de page. Intéressant, le Président de l’AID, Georges Fenech ne connaissait pas Rober Bourgi, un des membres fondateurs. On pourrait le croire, si les membres fondateurs étaient nombreux, mais ils ne sont qu’une quinzaine !

On ne peut qu’avoir des doutes légitimes sur l’impartialité de cette mission au Gabon. Georges Fenech est à la tête de la « fameuse » Miviludes, chargée de pourfendre tous groupuscules et groupes hors normes que peut avoir notre société. En bref, cette mission qui dépend de Matignon, avec un financement non établi à ce jour, veut laver plus blanc que blanc en matière de pensée marginale. Mais quand on veut jouer les « Zorro » on doit être soi même sans tâches, ou tout au moins le laisser paraître comme tel. Hors, cette compromission Gabonaise laisse entrevoir un doute sérieux sur le degré de confiance que l’on peut accorder au Président de la Miviludes.

Si j ’ai un conseil à donner au premier ministre, Monsieur Fillion, c’est d’écarter dans les plus brefs délais ce délinquant multirécidiviste qu’est Georges Fenech : « Magistrat » condamné pour propos antisémites, « député destitué » pour fraude et inéligible pour l’instant, compromis dans l’affaire de l’Angolagate et « relaxé in extremis » grâce à ses relations dans la magistrature, défenseur de l’ex­dictateur tunisien Ben ali, commis voyageur intéressé de l’industrie pharmaceutique française et tunisienne (qu’il a contribué à fonder), fer de lance de l’obligation vaccinale absolue, promoteur des industries agroalimentaires les plus pourries et compromis de nouveau dans une affaire d’élections truquées au Gabon à grand renfort de valises de billets. Ce genre de personnage ne porte généralement pas chance à ceux qui les cautionnent. Rappelez-vous ce qui s’est passé pour Lionel Jospin, premier ministre de l’époque qui cautionnait Alain Vivien et finançait la Mils, alors même que ce dernier était soupçonné de détournement de fonds publics au bénéfice de son épouse, présidente du CCMM. Lionel Jospin est parti en fumée au moment des élections, un des plus graves échecs de la gauche. Les Fenech et les Vivien sont des oiseaux de mauvais augure qui portent la poisse à tous ceux qui les côtoient de trop près!

Salut à tous, portez-vous bien et dormez en paix sans Temesta !

Jacques Dubreuil

OMNIUM DES LIBERTÉS LETTRE INFO OCTOBRE 2011

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