Lettre du 21/12/ 2012 réactualisée après la fin du monde loupée

–  Fenech  en  plein  délire ! il  voit  des phénomènes sectaires  partout surtout à Bugarach ; il est temps de le soigner avant la phase paranoïaque  majeure qui risque de coûter très cher à l’Etat français sur le plan financier certes mais surtout en terme d’image tant il est vrai que plus bête tu meurs.    

–  Fin du dossier  Luc Jouret-OTS, conclusions et accusations.

 Chers amis (ies),

Bonne année 2013 d’abord puisque la fin du monde, tout compte fait,  n’a pas eu lieu (Ouf !) ni les suicides en cascade prévus par l’illustre mage Fenech et l’extralucide Catherine Picard. Pas de chance pour Georges Fenech, malgré tous les efforts apocalyptiques de la Miviludes pour enflammer l’opinion publique contre les sectes, ça ne marche plus. Les efforts c’est-à-dire la montagne de mensonges et de délires en tous genres jusqu’à la démesure paranoïaque que Catherine Picard et lui ont essayé de faire avaler, avant les fêtes de fin d’année, aux français pourtant d’habitude bon public pour ce genre de délires. Une fin du monde qui n’a fait peur à personne sauf à Fenech à grand renfort de forces armées sur Bugarach, de forces de gendarmerie, d’hélicos bref du grand guignol à fond pour quelques dizaines de badauds et une nuée de journalistes. Une fin du monde tournée en  dérision du plus haut comique par les médias ou en publicité télévisée pour divers parfums, voyages et autres produits de consommation. C’est à peu de choses près l’image la plus proche de la vérité sur la lutte antisectes à l’heure actuelle: une baudruche vide de sens et de réalité qui s’alimente aux peurs ancestrales des esprits faibles, qui fait de plus en plus rire de sa stupidité et qui coûte de plus en plus cher. Alors pourquoi ne pas en finir définitivement ? Hé bien en lisant la suite de l’article sur Jouret et l’OTS vous comprendrez sans doute pourquoi on n’élimine pas si facilement et surtout sans risques des gens comme Pasqua ou Fenech de la vie politique.

« Malgré tout ce que nous faisons, le combat est loin d’être gagné, si tant est qu’il puisse être gagné, a déclaré Georges Fenech, lors de son audition par la Commission d’enquête sur les mouvements à caractère sectaire en lien avec la santé, le 30 octobre 2012. Malgré tout ce que nous avons engagé, le problème reste entier. Au lieu de régresser, même, ce phénomène est en pleine expansion : je n’ai pas de statistiques mais j’estime de 12 à 13 millions le nombre de Français qui ont été victimes à un moment ou à un autre de dérives sectaires. Or, nous avons tous les moyens pour une lutte efficace, un arsenal juridique complet, unique au monde. »

Ca c’est bien vrai ! La France a l’arsenal répressif le plus important du monde contre les nouveaux mouvements spirituels, les médecines alternatives, les agricultures alternatives et de manière générale toutes les initiatives qui luttent efficacement contre Big Pharma, Agro-Buisseness international, trafic d’armes, d’influence politique et manipulations d’opinion en tous genres dont Georges Fenech est un des leaders depuis fort longtemps.

« 13 millions de Français victimes de dérives sectaires » : Où Georges  a t’il bien pu aller chercher cette estimation totalement surréaliste. Fenech a reconnu ne pas avoir d’éléments statistiques. Pour justifier malgré cela l’ampleur des moyens qu’il mobilise pour sa politique discriminatoire, il s’appuie sur un sondage qu’il avait fait lui-même réaliser en 2011 par Ipsos. L’étude avait soutenu que 20% des Français prétendaient connaître dans leur entourage au moins une victime des dérives sectaires. Conclusion : « On peut donc estimer entre 12 et 13 millions le nombre de Français qui ont été victimes d’un charlatan ou d’un gourou thérapeutique », a conclu Georges Fenech…C’est-à-dire qui ont bénéficié d’une consultation de guérisseur ou de médecine alternative ou autre !!!  Ça vous donne tout de suite une bonne idée du niveau de sérieux des affirmations de la Miviludes.

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Conclusion provisoire du dossier Jouret-OTS.

Dans ce troisième et dernier volet sur Luc Jouret et l’OTS nous allons résumer les deux dossiers précédents de Janvier et de juin 2012 et en tirer les conclusions. Une des révélations importantes de ce dossier est l’appartenance de Luc Jouret au Stay-behind, c’est-à-dire aux armées secrètes de l’OTAN, fait qui aurait du  faire l’objet d’une enquête internationale approfondie et d’une levée du secret militaire étant donné la gravité des faits (74 personnes assassinées) dont de nombreux enfants.

Le Stay-behind a été fondé par les américains après la guerre sur tout le territoire européen et a étendu son action aux anciennes colonies africaines. Soit disant pour lutter contre la menace communiste, en réalité pour asseoir la domination occulte de l’Oncle Sam et de ses alliés par des moyens peu recommandables. Jo Di Mambro avait, de plus, un lien avec l’Ordre souverain et militaire du temple de Jérusalem, auquel il a appartenu et avec les milices du SAC, créé par Jacques Foccart après la guerre d’Algérie, pour assurer à la France et à ses alliés, par la force et la violence surtout, une bonne continuité de sa politique africaine lors de l’indépendance de ces pays. Les Ordres templiers ont donc essentiellement servi de couverture à cette activité paramilitaire mais aussi de tirelire politique dans le sens le plus mafieux du terme : L’ordre rénové du temple de Raymond Bernard, l’Ordre du temple solaire de Luc Jouret et Di Mambro, l’Ordre souverain et militaire du temple de Jérusalem. L’activité principale de l’OTS et aussi la plus lucrative était le trafic d’armement militaire et de matériel stratégique y compris nucléaire. La France ayant, de près où de loin, participé à la mise en œuvre de programmes nucléaires dans 22 pays dont l’Iran, il est normal qu’elle ait été très sollicitée dans ce domaine. Mais pour éviter de s’attirer les foudres de l’opinion publique internationale, il fallait jouer secret donc, entre autres, OTS. Cette politique de merde fera et continue de faire en Afrique des millions de victimes (Rwanda, Angola etc…).

Les champs de la mort de l’Angola.

Pour les psychopathes au pouvoir à cette époque, la mort de 500 000 personnes ne représente pas grand-chose. Les fonds découlant de la vente d’armes permettront d’arroser copieusement la classe politique française du fils Mitterrand à Georges  Fenech même s’il a réussi à faire disparaître, grâce à des complicités du milieu judiciaire, les preuves qui l’accusaient.

Pour vous donner un autre exemple le 7 avril 1994, François de Grossouvre est retrouvé mort d’une balle dans la tête dans son bureau à l’Élysée. Verdict officiel : « suicide », en dépit du fait qu’il est retrouvé assis dans un fauteuil et que son corps présente « une luxation avant de l’épaule gauche et une ecchymose à la face ».

– Son meurtre a lieu quelques heures après celui du président rwandais Juvénal Habyarimana, dont la mort déclenchera le génocide rwandais. Avec 800 000 morts, le Rwanda est, comme chacun sait, une affaire à la gloire de la France. Le capitaine Paul Barril, ancien officier de la Gendarmerie nationale, affirme que Grossouvre avait été assassiné. Barril lui-même fut impliqué dans l’assassinat du président Habyarimana. Grossouvre était en charge de la branche française du Stay-behind.

François de Grossouvre (à droite) et le président Mitterrand. Alain Vivien, qui a également fait de nombreux voyages en Afrique, était aussi un proche de François de Grossouvre. En 1981, Mitterrand avait confié à François de Grossouvre la gestion de la sécurité nationale et autres « dossiers sensibles », en particulier le Liban, la Syrie, le Maroc, le Gabon, les pays du golfe Persique et le Pakistan.

– Il faut dire qu’à l’époque de Mitterrand on n’en était pas à un suicide près. L’affaire des vedettes de Taiwan et des rétrocommissions miterrandoballaduriennes a fait de nombreux morts par « suicides » ou « accidents » dont des agents de la DGSE. Toutes les victimes avaient en commun d’avoir suivi, à un moment ou un autre, le dossier des frégates.
– Le blanchiment de l’argent sale des trafics se faisait au sein de l’OTS au travers de transactions financières surtout immobilières. L’enquête de la partie civile dans le procès de l’OTS a mis en évidence les centaines de ventes et de reventes  d’immeubles au Canada, au USA et en Europe opérées par Luc Jouret, Di Mambro, leurs conjointes et proches (en fait un cercle relativement fermé d’initiés). Des sommes astronomiques de plusieurs dizaines de millions de Dollars ont été retrouvées sur des comptes en Australie où Jouret semblait cacher une partie de son trésor de guerre. Trésor de guerre à destination de qui et pourquoi! Si vous le saviez vous connaîtriez l’identité des criminels qui ont donné l’ordre de mettre fin à la vie de personnes devenus trop compromettantes (Jouret, Di Mambro et leurs proches) ainsi qu’à celles qui avaient pu avoir accès aux comptes de l’OTS (trésoriers des groupes). Pour faire plus vrai et plus atroce surtout, on y a rajouté quelques victimes innocentes (enfants, parents innocents). Ce furent les assassinats collectifs de Cheiry et Salvan en Suisse en octobre 94.

– Les cartons contenant les cassettes vidéo L’Homme Solaire sont enlevées des décombres par les pompiers, avant tout constat de police, sous l’oeil de caméras de télévision. Les bâtiments où ont lieu les massacres seront rasés en un temps record pour éviter toute enquête approfondie par la suite.
Rappel 1 : Janvier 92 : Financement par la mairie d’Hyères et le Comité Départemental du Tourisme du Conseil Général du Var, avec le soutien du Ministère du Tourisme, d’une plaquette « touristique » et d’une cassette vidéo intitulées L’Homme Solaire, pour vendre des « stages » New age sur l’Ile du Levant.
– L’animateur de ces stages était Luc Jouret au sommet de sa gloire et l’Ile de Levant une plaque tournante de trafic d’armement. Ce « paisible » trafic d’armes international et le scandale immobilier de l’Ile du levant fut découvert par la députée Yann Piat. Elle a été assassinée en février 94. Comment est’il possible qu’une collaboration aussi claire entre l’armée française et Luc Jouret pour des stages sur l’Ile du levant mais aussi pour des projets immobiliers suspects ait pu échapper à la « vigilance » des juges, pourquoi s’est-on empresser de faire disparaître les documents compromettants et révélateurs des liens entre Jouret, Di Mambro et les services de l’Armée ?

Rappel 2 : Le colonel de gendarmerie Jean-Pierre Morin affirme dans un livre intitulé : Sectarus : le violeur de conscience : « tant qu’il n’y aura pas en France une affaire identique à celle de Guyana, on peut être certain que ce texte proposé au Parlement n’obtiendra pas l’assentiment des députés et des sénateurs ».
Lors d’une conférence de l’UNADFI en 1992, Morin exposa sa théorie :
« Les mouvements religieux minoritaires devaient être combattus avec les techniques des services secrets.
Des fonctionnaires utiliseraient les médias pour diffuser des rapports alarmistes dans le public afin de créer un climat de peur. Cela apporterait  un « soutien » aux  mesures
adoptées contre les « sectes ».
Décembre 95 : assassinat dans le Vercors de 16 membres de l’Ordre du Temple Solaire, dont 3 enfants, présenté comme un suicide collectif. Le 6 mars 2001, l’expert mandaté par les parties civiles apportera la preuve formelle d’un assassinat des 16 morts du Vercors par des personnes ayant utilisé du phosphore d’origine militaire.

– En d’autres termes, l’usage de lance flamme militaire est clairement évoqué avec un acharnement tout particulier sur le corps des deux policiers qui ont probablement été à l’origine de la réunion des membres de l’OTS dans le Vercors. L’un d’entre eux, Lardanchet, après avoir utilisé son arme de service pour assassiner les autres dont sa propre femme et enfants, se serait donné la mort d’une balle en pleine tête tout en s’immolant par le feu sur un bûcher. Quel homme ! Mais tout cela sent la mise en scène et l’horreur à plein nez. Il ne fait aucun doute que le plan machiavélique du Général Morin (il a été promu depuis) a donné des idées à certains qui de faire d’une pierre deux coups : a) éliminer des témoins gênants comme Lardanchet, son collègue et quelques autres ; b) créer l’événement médiatique très grave nécessaire  à la grande chasse aux sorcières en France.
– Le général Morin a-t-il directement et personnellement dirigé l’opération commando qui a perpétré le massacre du Vercors ou bien s’est-t-il contenté d’en donner l’idée ? Qui sont les militaires qui ont réalisé cette opération, qui sont les « gendarmes » qui ont visité les appartements de certaines des victimes quelques avant que l’on retrouve les corps dans le Vercors et pourquoi le témoignage des personnes qui les ont vu a-t-il été occulté ?
– Des survivants de l’OTS ont témoigné de contact fréquents de Di Mambro avec des réseaux sur Genève et également qu’il fréquentait des personnes de haut niveau qui n’ont jamais été recherchés ni inquiétés dans cette affaire (financiers, banquiers, scientifiques attachés à la recherche au Cyclotron de Genève et tous membres de l’OTS). Là aussi circuler il n’y a rien à voir  et des pans entiers de l’affaire sont totalement occultés!
– Beaucoup pensent que la personne de Raymond Bernard a été mystérieusement esquivée alors qu’il serait le véritable acteur de toute l’affaire dont Di Mambro et Jouret n’auraient été que l’instrument. Citons à cet égard une phrase du commissaire Houvenaghel qui aurait affirmé devant témoins que si l’enquête ne se portait pas sur Raymond Bernard c’est qu’on l’aurait esquivé, lui, de l’enquête. Ce qui a été le cas semble-t-il !

– Et pourtant Raymond Bernard était l’homme clé de L’AMORC et de L’ORT et pourtant dans une des procédures judiciaires, l’expert Jean-Marie Abgrall, alors qu’il était mis en examen suite à la plainte justifiée du 7 juin 1999 des familles des victimes, a révélé devant le juge d’instruction parisien dans son interrogatoire du 1er juillet 2003, en citant l’AMORC, l’ORT et l’OTS « … tous ces mouvements ésotériques avaient une fonction qui était la lutte contre le marxisme qu’elle soit organisée par les américains ou par les gouvernements européens. Ces mouvements étaient donc contrôlés par les Services secrets. »

– L’affaire du Vercors est apparue tellement suspecte à l’époque que même des antisectes notoires comme Jean-Pierre Brard (vice-président du groupe d’étude sur les sectes de l’Assemblée nationale) ont demandé le report du procès de M. Tabachnick, de façon à permettre à la justice de reprendre l’enquête. « Je pense qu’il faut rouvrir complètement le dossier », a-t-il dit à l’époque sur France-Info, « qu’il faut reporter le procès de Michel Tabachnik et qu’il faut mettre les moyens en enquêteurs pour refaire toute l’instruction ». Pour le député-maire communiste de Montreuil (Seine-Saint-Denis), « c’est clair, il n’y a pas eu suicide, mais assassinat ».

– Comment est-il possible devant une telle accumulation de preuves contraires, d’incohérences et de carences graves dans l’instruction, de croire encore à la thèse du suicide de l’OTS, Comment accepter que des institutions d’Etat comme la Miviludes, au sein de laquelle siègent des gens comme Jean-Pierre Morin, puissent continuer à exploiter cette horrible affaire pour promouvoir leur sinistre besogne. Comment est-il possible de subventionner des associations comme l’UNADFI et le CCMM qui savent depuis le départ de quoi il s’agit et qui avaient planifié l’exploitation de ces crimes dans une manipulation sans précédents de l’opinion publique comme nous avons pu le constater  dans notre propre affaire (Arc-en-ciel § Paris-Match) en créant de toutes pièces des filiales de l’OTS avec des personnes et des groupes qui n’avaient jamais eu aucun contact avec. Tous ces gens-là sont complices sans aucune ambiguïté, de l’exploitation d’un crime de guerre qui est devenu un crime tout court, un véritable massacre. Tous ces gens-là sont coupables de mensonges, d’affabulations gravissimes et de manipulations de l’opinion et des médias.

– Certes nous n’allons pas plaindre les Jouret et les Di Mambro qui servaient des intérêts sordides et qui ne pouvaient en ignorer les risques, mais nous ne pouvons laisser passer le massacre de dizaines d’innocents  même pour une raison d’Etat obscure et encore moins la dénonciation calomnieuse à l’échelon national et international qui s’en est suivi pour des centaines de groupes religieux ou spirituels qui ne méritaient en rien cette infamie.

Liens vidéos :

Georges Fenech et l’OTS

Reportage d’Yves Boisset sur l’Ordre du Temple Solaire

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