L’inquisition de l’UNADFI et du CCMM, financée par les pouvoirs publics, a d’abord concerné les nouveaux mouvements spirituels mais très vite la dénomination sectaire s’est étendue aux activités de thérapie spirituelle de certains de ces mouvements et rapidement aux praticiens des médecines naturelles, des médecines traditionnelles et alternatives même quand elles sont exercées par des docteurs en médecine. Les soupçons se sont étendus à tous les thérapeutes non  médecins, aux circuits diététiques et aux circuits bios. Nous sommes tous logés à la même enseigne, celle du charlatanisme, même ceux qui sont bardés de diplômes, parce que nous exerçons une médecine différente et parce que nos idées sont « hors normes ».

On nous oppose une médecine « sérieuse », « efficace », avec des stratégies thérapeutiques « scientifiquement prouvées », des médicaments avec une AMM (autorisation de mise sur le marché) à toute épreuve, testés très scientifiquement. Donc les gens qui veulent se soigner autrement sont dangereux pour eux-mêmes, pour leurs enfants mais aussi pour la société (ils peuvent contaminer les autres par leurs idées surtout). Ce sont des délinquants qu’il faut poursuivre et condamner ainsi que les charlatans qui les soignent surtout quand ils sont médecins. Et ils sont nombreux en plus : près de quatre mille médecins classés comme appartenant à la mouvance sectaire, plusieurs millions d’utilisateurs des médecines naturelles et alternatives en particulier l’homéopathie et l’acupuncture en France.

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Par exploit initial en date du 18 juillet 2003, messieurs Raoust, Bécourt et Dubreuil, ont assigné l’UNADFI et l’ ADFI nord devant le tribunal de grande instance de Paris, pour démontrer qu’elles poursuivaient un but contraire à leurs propres statuts, à la loi française et demander leur dissolution au titre de l’article 3 de la loi de 1901 sur les associations.

L’UNADFI et l’ ADFI nord ont invoqué ensuite la caducité de l’assignation ; Elles se  sont désistées de leurs prétentions en juin 2004 en invoquant, cette fois, une exception concernant l’incompétence du tribunal de grande instance de Paris.

Le 7 décembre 2004 l’exception à l’incompétence a été rejetée par le juge de la mise en état. Convoquée  à  comparaître ce mois de mai 2005, l’association et son avocat ne se sont

pas présentés à l’audience. Mais c’est reculer pour mieux sauter et une nouvelle date vient d’être fixée avant l’été et, à moins qu’un élément nouveau ne surviennent, ils ne pourront plus se défiler cette fois-là.

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Ca tombe mal en ce moment car les infractions contre le libre exercice du culte en France se multiplient par des antisectes notoires : un pasteur de Montreuil (Seine-Saint-Denis) a affirmé à l’AFP que le député-maire de la ville, Jean-Pierre Brard, avait interrompu le Dimanche 6 Février le culte dans son Temple. La veille un autre pasteur de Montreuil avait dénoncé l’intervention en plein culte du député Brard « venu vérifier des documents sur la sécurité du lieu » (ben voyons ! en pleine tenue du culte !).Brard est bien connu de nos « services » : communiste, militant antisecte fanatique tout spécialement impliqué dans la rédaction de la liste parlementaire sur les sectes sur laquelle nous allons revenir dans cette lettre. C’est un individu qui, si le goulag existait en France, nous y enverrait tous bien volontiers, n’en doutons pas, comme certains de ses petits camarades de la gauche laïque et soi-disant humaniste comme les députés antisectes Vivien et Picard.

            Jugeant cet incident « extrêmement grave » le président de la Fédération protestante de France, Jean-Arnold de Clermont, a saisi le Ministre de l’intérieur pour lui demander un rendez-vous d’urgence . Il a fait de même pour le Préfet. Le président de la FPF a rappelé, hier, que l’article 32 de la loi de 1905 punit d’emprisonnement « ceux qui auront empêché, retardé ou interrompu les exercices d’un culte ». Il déclare que « les protestants évangéliques et l’Islam sont aujourd’hui victimes de la même volonté de certains responsables politiques d’avoir en face d’eux des églises religieusement correctes » et que « il y a des personnes qui, effectivement, encouragées par un mauvais débat sur la laïcité et par quinze ans de manipulation de l’information autour des sectes, créent toute une série de dérives qui augmentent. Il y a cinq ans, il n’y avait pas cela ». Aux dernières nouvelles la fédération protestante vient de porter plainte contre Brard (journal « Libération » lundi 14 Mars).

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