Pourtant,  on reprochait à l’UNADFI d’être une association d’inspiration catholique, par comparaison avec le Centre contre les manipulations mentales (CCMM), étiqueté plus « rationaliste ». Est-ce exact ?

L’association a été fondée par des personnes d’origine catholique, mais ouvertes. J’ai souhaité qu’on aille vers davantage d’ouverture. Petit à petit beaucoup de francs-maçons sont entrés dans l’UNADFI, lui donnant une coloration qu’elle n’avait pas à l’origine. L’association avait été fondée par des familles touchées dans leur entourage par le phénomène sectaire. Aujourd’hui j’ai l’impression qu’elle est politisée.

Pourquoi avez-vous quitté la présidence de l’UNADFI ?

En 2001,  je sentais qu’on s’engageait dans une chasse aux sorcières. Plusieurs dérapages ont eu lieu. On m’a reproché de mettre mes enfants dans une école Steiner, ce que, d’ailleurs, je ne regrette pas. Alain Vivien, alors président de la Mission interministérielle de lutte contre les sectes (MILS), a commencé à attaquer l’Anthroposophie, qui inspire les écoles Steiner. Pour ma part, je n’ai aucune attache philosophique, dogmatique, politique ou religieuse. Je suis libre et c’est bien ce qui dérange tout le monde ! J’ose à peine dire que je me soigne à l’homéopathie…

Comment juger vous l’action de la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes) ?

Quand Jean-Michel Roulet a pris la présidence de la Miviludes, en 2005, je lui ai fait confiance. Puis j’ai vu qu’il avait épinglé l’Amorc (Ancien et mystique ordre de la Rose-croix) dans le rapport 2006. Ce n’est pas sérieux.

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Une clique de parlementaires très minoritaires, sur lesquels nous reviendrons dans la suite de cette lettre, tente d’obtenir la création d’une nouvelle commission parlementaire sur « les sectes » pour « prévenir l’influence sectaire sur les enfants et les adolescents » à grand renfort de désinformation, de faux chiffres et de diffamation en toute impunité parlementaire !

Le président de la Miviludes, l’ex-espion Jean Michel Roulet, et Catherine Picard, la présidente « socialiste » de l’UNADFI tentent de mettre en application leur menace prononcée il y a quelques mois (à l’occasion de la prise de fonction de Roulet au printemps) : étendre le domaine de leurs « compétences » à des domaines sensibles aux yeux de l’opinion publique et faire du chiffre en matière d’affaires judiciaires insuffisamment nombreuses à leurs goût, en d’autres termes relancer la « Sectophobie » et la chasse aux sorcières dans ce pays.

Au prétexte des dangers que pourraient faire courir à des enfants, à des jeunes, des mouvements sectaires en  prêchant la tolérance et le respect des droits de l’homme pour les attirer dans « leur piège », les antisectes espèrent promouvoir un certain nombre de mesures aptes à limiter les libertés de tous les citoyens.

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Un petit rayon de soleil est venu nous éclairer pourtant avec la parution du rapport sur la France de Mme Asma Jahangir, Rapporteuse spéciale sur la liberté de religion et de conviction à l’O.N.U en mars dernier, peu après notre dernier courrier. Nous avions porté plainte à quelques uns, l’an passé, auprès de l’O.N.U et Mme Asma Jahangir est venue en France au moment du procès de l’UNADFI à Paris où elle a rencontré différentes personnalités politiques, différents responsables religieux et quelques représentants des minorités religieuses et de conviction. Un dossier lui a été remis à cette occasion concernant les agissements de l’UNADFI, de la MILS et de la MIVILUDES. Voici quelques extraits de ce rapport concernant plus particulièrement les nouveaux mouvements religieux et les communautés de convictions que nous représentons:

Extraits des conclusions et recommandations du rapport de l’O.N.U.

89. Le débat sur cette question et les différentes mesures qui ont été prises au niveau du gouvernement et du parlement  dans la deuxième moitié des années 90 ont porté atteinte au droit à la liberté de religion ou de conviction et suscité de graves préoccupations liées à l’intolérance religieuse. En particulier, la création d’une liste ainsi que les campagnes de sensibilisation qui ont été menées ont suscité de sérieuses craintes pour la liberté de religion et de conviction.

90. Il reste que ces dernières années les autorités ont commencé à prendre des mesures pour rétablir l’équilibre. La Rapporteuse spéciale prend note à cet égard de la circulaire de mai 2005 par laquelle Jean-Pierre Raffarin, alors Premier Ministre, mettait en exergue, entre autres, le caractère peu pertinent de cette liste. Elle a pris note aussi de l’approche équilibrée qu’a adoptée la MIVILUDES face à ce phénomène.

91. Toutefois, sa mission terminée, la Rapporteuse spéciale a appris que, suite à un changement de personnel (il s’agit de M. ROULET, nouveau président de la Miviludes), la Miviludes serait sur le point de revenir à une position plus dure à l’égard des sectes.

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L’affaire Outreau scandalise la France entière depuis quelques semaines seulement et pourtant le problème de la forme inquisitoriale de la justice française, surtout au niveau de l’instruction, est récurrent. Les français veulent des coupables et ils les obtiennent même au prix de la présomption d’innocence ! Maître Badinter informait récemment sur France inter que, depuis les nouvelles lois de répression de la pédophilie, le nombre d’inculpations pour ce motif précisément est passé, en cinq ans, de 5% à 20% du nombre global. Certes il y avait beaucoup à faire en France, mais il y a sûrement un gros problème quelque part et beaucoup d’innocents en préventive, c’est à dire en prison (moyenne de la durée de détention préventive en France = 7 mois et demi).

Quand, en plus, on organise, comme dans le cas des dénonciations sectaires, un système de lobbying de la part des associations anti-sectes auprès des tribunaux et du parquet (ADFI et UNADFI) avec des directives ministérielles incitant les administrations concernées à une collaboration  direct avec ces fanatiques ;  Quand les instances ministérielles (MILS, MIVILUDES) affichent une volonté délibérée de « faire du chiffre » en matière d’inculpations, on est en droit de craindre le pire et il s’est produit non seulement pour les sectes mais pour tous les français comme nous l’avions prédit il y a déjà plusieurs années.

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 L’UNADFI n’aime pas qu’on lui fasse de l’ombre et elle n’hésite pas à poursuivre en justice ceux qui dénoncent ses combines sordides. La preuve, le procès gagné tout récemment par Mr Christian Paturel, avocat, auteur de « Sectes, religions et libertés publiques » devant la cours européenne de justice après qu’il soit passé par tous les recours possibles en France. Il avait osé dénoncer les agissements de l’UNADFI. La France est donc condamnée pour entrave à la liberté d’expression. La preuve aussi que l’Etat n’a pas toujours gain de cause : il vient de perdre son procès contre un laboratoire breton concernant la fabrication et la commercialisation du Millepertuis en France. Ce qui est nouveau surtout dans ce cas c’est que le magistrat dénonce une concurrence au profit des laboratoires pharmaceutiques sous couvert d’un principe de précaution basé sur des données scientifiques contestables et spécifiquement françaises (voir article Ouest-France ci-joint).

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