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Pourtant, on reprochait à l’UNADFI d’être une association d’inspiration catholique, par comparaison avec le Centre contre les manipulations mentales (CCMM), étiqueté plus « rationaliste ». Est-ce exact ?
L’association a été fondée par des personnes d’origine catholique, mais ouvertes. J’ai souhaité qu’on aille vers davantage d’ouverture. Petit à petit beaucoup de francs-maçons sont entrés dans l’UNADFI, lui donnant une coloration qu’elle n’avait pas à l’origine. L’association avait été fondée par des familles touchées dans leur entourage par le phénomène sectaire. Aujourd’hui j’ai l’impression qu’elle est politisée.
Pourquoi avez-vous quitté la présidence de l’UNADFI ?
En 2001, je sentais qu’on s’engageait dans une chasse aux sorcières. Plusieurs dérapages ont eu lieu. On m’a reproché de mettre mes enfants dans une école Steiner, ce que, d’ailleurs, je ne regrette pas. Alain Vivien, alors président de la Mission interministérielle de lutte contre les sectes (MILS), a commencé à attaquer l’Anthroposophie, qui inspire les écoles Steiner. Pour ma part, je n’ai aucune attache philosophique, dogmatique, politique ou religieuse. Je suis libre et c’est bien ce qui dérange tout le monde ! J’ose à peine dire que je me soigne à l’homéopathie…
Comment juger vous l’action de la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes) ?
Quand Jean-Michel Roulet a pris la présidence de la Miviludes, en 2005, je lui ai fait confiance. Puis j’ai vu qu’il avait épinglé l’Amorc (Ancien et mystique ordre de la Rose-croix) dans le rapport 2006. Ce n’est pas sérieux.
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