Présentation du CLIMS par Jean-Claude Kolly, son président

Chers (ères) amis (ies),

Dans ma dernière lettre de septembre 2015, je ne croyais pas faire œuvre prémonitoire en blaguant sur le fait que la mobilisation de quelques centaines de fonctionnaires des renseignements sur le faux problème des sectes en France facilitait le travail de Daesh sur le territoire en détournant l’attention de services et des fonds publics qui auraient pu s’avérer très utiles dans cette circonstance (voir dessin page 4). Malheureusement le bilan des attentats du 13 novembre est sans appel. C’est l’attentat le plus meurtrier en France depuis la seconde guerre mondiale (130 morts et 350 blessés dont certains très graves). Notre pensée ira donc principalement aux victimes ainsi qu’aux familles et aux proches des victimes, mais aussi aux policiers tués ou blessés ainsi qu’à leurs familles. Comme au lendemain des évènements de janvier (Charlie Hebdo), un vent d’appel à l’unité nationale, à la solidarité et à la tolérance a plané sur la France mais nous devons rester vigilants car la tendance à l’amalgame dans ce pays est très forte et reprend vite le dessus. Les nouveaux mouvements religieux en ont fait les frais pendant des années avec l’amalgame sectaire, c’est-à-dire l’assimilation à des criminels de droit commun (assimilation avec l’OTS). Nos camarades musulmans vont en faire les frais à présent avec l’assimilation à Daesh et c’est déjà bien parti. L’antisémitisme a repris du poil de la bête en France tout particulièrement. La montée de l’intolérance religieuse est en très forte croissance un peu partout dans le monde et le nombre de victimes multipliée par trois cette année (plusieurs dizaines de milliers de morts dont 10000 chrétiens). On assiste de plus en plus en France à une « poussée » d’anticléricalisme primaire, à une diarrhée blasphématoire et une incitation à la haine contre le fait religieux et spirituel sans précédent à ma connaissance. L’intolérance attirant l’intolérance et la haine attirant la haine, nous n’en avons pas fini avec toute cette violence. Il est donc temps de reprendre le dialogue et la communication seuls moyens de revenir au respect de l’autre et de sa liberté. Pour qu’il y ait dialogue il faut d’abord constituer un interlocuteur et c’est bien là le travail qui incombe aux associations de défense des NMR en France : établir un dialogue interreligieux d’une part et d’autre part un dialogue avec les pouvoirs publics qui n’existe pas en France du moins en ce qui concerne les NMR. Je profite donc de ces pages pour vous présenter un modèle suisse dans ce sens (le CLIMS) qui nous a accueillis le 14 juin 2015 à Genève pour un colloque fructueux. Modèle dont nous ferions bien de nous inspirer en France pour nous connaître mieux et nous faire respecter. Je propose cette ligne de réflexion et d’action à tous nos partenaires dans la lutte pour les libertés et à toutes les minorités concernées en partenariat avec nos amis suisses. Voilà un bon programme pour 2016 !

climsPrésentation du CLIMS par Jean-Claude Kolly, son président (extraits).

CLIMS = Centre de Liaison et d’Information concernant les mouvements spirituels.

« Je suis, depuis plusieurs années, le président du CLIMS. De profession, je ne suis ni sociologue des religions ni théologien. Je suis ingénieur civil. Je me suis intéressé aux travaux du CLIMS parce que je suis membre d’une association spirituelle qui s’appelle Sukyo Mahikari, dont il sera question jeudi prochain ».

« CLIMS – Sa fondation, ses objectifs

« Permettez-moi de commencer par situer le CLIMS dans son contexte historique. Dès les années 50, de nombreux NMR qui auront par la suite un réel succès voient le jour. Un courant de liberté et de renouveau émerge dans les années 60. C’est l’époque du New Age, le désir de prendre en compte l’aspect spirituel des êtres humains dans un environnement matérialiste. Les communautés deviennent à la mode.

De nombreux NMR s’implantent en Suisse romande. Quelques dérives suscitent certains débats et alimentent la presse. Certaines se terminent devant les tribunaux.

En 1994, un évènement tragique sort la Suisse romande de sa quiétude : le massacre de l’Ordre du Temple Solaire à Cheiry et Salvan en octobre 1994, suivi par celui du Vercors en 1995.

A partir de ce moment, les autorités se doivent d’intervenir. Le canton de Genève cherche à légiférer en copiant ce qui se fait en France, où une véritable chasse aux sorcières démarre :

  • des sectes sont mises au pilori via des listes élaborées par les renseignements généraux français
  • des adeptes de mouvements spirituels perdent leur travail.
  • les journalistes saisissent l’opportunité de tenir un sujet vendeur.

Et personne ne vient en aide à ces adeptes de croyances qui ont simplement le malheur d’être minoritaires. Ils sont devenus les boucs émissaires parfaits.

On pourrait dire personne sauf une. Le pasteur Jean-Claude Basset qui constate l’extrême décalage entre, d’une part la méfiance et les attaques dont font l’objet les NMR dans l’opinion publique et les médias, et d’autre part le discours rassurant des sociologues des religions qui relativisent l’ampleur du phénomène, et limitent la dangerosité à certaines dérives.

Le pasteur Jean-Claude Basset ose prendre langue avec quelques membres de ces minorités. L’abbé Alain René Arbez se joint à eux et ensemble ils fondent le CLIMS en 1997.

Le CLIMS réunit des membres représentatifs de nombreux NMR. Il n’est ni un syndicat des minorités spirituelles, ni un observatoire scientifique des groupes religieux. Le CLIMS a commencé par faire la preuve qu’un dialogue était non seulement possible mais constructif entre des groupes réputés prosélytes et exclusifs. L’originalité du projet tient à la participation de personnes, non des mouvements ».

« Ses objectifs sont les suivants :

  • Répondre à la demande croissante et largement insatisfaite du public comme des autorités en matière d’informations fiables, notamment par le biais de son site Internet et de son réseau de consultants. Jusqu’à très récemment, peu de chercheurs ont fait l’effort d’enquêter sur les NMR. Lorsqu’un média voulait parler des sectes, il demandait à un apostat et à un membre d’une association antisectes d’apporter leur témoignage. J’ai l’impression que ça change car de plus en plus des informations et des visites sur les NMR sont demandées pour des travaux universitaires, de maturités, etc.
  • Faciliter les contacts entre personnes privées, minorités, Eglises et pouvoirs publics et, en cas de litige, offrir ses bons offices ou aider à désigner un médiateur indépendant.
  • Veiller à la bonne application en Suisse de la Convention internationale sur l’élimination de toutes les formes de discrimination raciale, laquelle s’applique également à la discrimination ethnique et religieuse.
  • Offrir un soutien efficace aux lésés et ceci dans tous les cas : qu’il s’agisse de personnes victimes de discriminations en raison de leur affiliation religieuse minoritaire ou qu’il s’agisse au contraire de personnes victimes d’abus au sein de leur propre groupement religieux.
  • Favoriser un dialogue interreligieux critique en tenant compte des données et des propositions de la charte de bonne conduite ».

« Sa charte de bonne conduite

La charte a été rédigée au début des activités du CLIMS en 1997. Dans une société idéale, une telle charte serait respectée par les pouvoirs publics bien sûr, par les groupes religieux et les individus également, et aussi par les médias. Vous verrez que nous ne sommes pas encore dans un monde idéal où le respect mutuel triomphe.

Tous les membres du CLIMS ont signé la charte. Ils marquent ainsi leur volonté de contribuer à une coexistence respectueuse de la liberté de tous et du droit à l’intégrité morale de chacun. Ils s’engagent à corriger toute dérive portant atteinte aux droits de la personne. Ils aspirent à développer la confiance entre les acteurs sociaux dans le cadre légal d’une autorité qui garantit l’égalité de traitement pour tous ses administrés. Je vais vous résumer les points de cette charte et profiter de vous citer quelques exemples des problèmes rencontrés.

–           Le point 1 précise que la liberté religieuse est une liberté fondamentale. C’est une condition nécessaire à la vie démocratique.

–           Le point 2 explique l’étendue de la liberté religieuse des personnes : le droit de croire, de ne pas croire, de changer de croyance, de pratiquer sa foi, le droit de se réunir, etc.

–           Le point 3 parle de l’importance du respect d’autrui et que toute la société trouve son avantage dans le développement de la paix religieuse.

–           Le point 4 a été rédigé pour les cantons laïcs, c’est-à-dire Genève et Neuchâtel, deux cantons qui ont dû, au cours du 19ème et du 20ème siècle, rechercher à assurer la paix confessionnelle. Ce qui est exprimé sous ce point c’est la recherche d’une égalité de traitement pour tous les administrés.

–           Le point 5 rappelle que l’adhésion à une croyance a aussi été l’occasion d’abus. Cette charte a la vocation de traiter des rapports individuels, communautaires, sociaux et interreligieux.

–           Le point 6 précise les libertés individuelles et les cas qui sont intolérables. Notamment les cas de discriminations en matière d’emploi. C’est un fait que suivre une croyance minoritaire se révèle être un handicap. On nous a relaté plusieurs cas de licenciements abusifs, et également plusieurs affaires perdues parce que l’entrepreneur suivait une certaine pratique.

–           Le point 7 concerne la liberté des groupes religieux ainsi que ses limites. On y a précisé que toute propagande visant à dénigrer une autre confession est proscrite.

–           Le point 8 conseille aux NMR une communication ouverte pour faire la lumière sur des aspects sensibles comme les activités financières et les pratiques religieuses. Bien entendu il faut que du côté des médias, le traitement de l’information soit honnêtement pratiqué. Tout journaliste a étudié la philosophie, malheureusement bon nombre ont oublié ce que Socrate a conseillé : faire passer ce que l’on a à dire par les trois tamis que sont la vérité, la bonté et l’utilité. Bon, si on utilisait systématiquement ces trois tamis, il ne s’écrirait plus grand-chose et on vivrait dans un silence religieux.

–           Le 9ème point conseille la pratique du dialogue interreligieux. Le CLIMS est sur ce point un exemple. Nous essayons de le promouvoir dans nos associations. Nous avons organisé, en 2007, une rencontre de membres de NMR qui s’intitulait dialogue en mouvement, et qui montrait les avantages à dialoguer. C’est un excellent moyen pour lutter contre le fondamentalisme et l’exclusivisme.

–           Le 10ème et dernier point propose de mettre sur pied un observatoire des phénomènes religieux. C’est en partie chose faite avec la création du Centre Inter cantonal sur les Croyances en 2001. La partie aide aux victimes est offerte par le CLIMS ».

« Qui sont ses membres

Si l’on se base sur les statistiques du recensement de 2000, notre activité concerne principalement  cette petite partie de NMR, soit environ 8000 personnes en Suisse. Il faut ajouter à ce nombre quelques autres minorités. Il faut aussi dire que bon nombre de personnes sont baptisées et se considèrent chrétiennes tout en suivant un autre enseignement. Un cumul existe même s’il n’est pas toujours admissible pour toutes sortes de raisons par les groupes majoritaires ou minoritaires.  Il y a à peu près une cinquantaine de NMR en Suisse romande, et de nombreux préfèrent rester très discrets. Nous n’avons que des contacts épisodiques avec eux.

Les NMR suivants sont représentés au CLIMS :

Eglise de l’unification, Fraternité Blanche Universelle, Eglise de Jésus-Christ et des Saints des derniers jours, Eglise de Scientologie, Sukyo Mahikari.

Ses activités

Le CLIMS se réunit tous les mois et pratique un échange ouvert entre membres de différents mouvements. Il invite régulièrement des personnalités à venir présenter leurs travaux, leurs opinions, etc. Nous avons des contacts réguliers avec des membres des églises majoritaires ».

Dialogue interreligieux

Après quelques années durant lesquelles le CLIMS a dû promouvoir et défendre la liberté religieuse, la situation pour les NMR s’est assagie. Il n’y a pas de quoi en être fier, c’est simplement que depuis le 11 septembre 2001 un autre bouc émissaire a été trouvé : ce sont les musulmans.

Nous continuons d’observer les réactions des différents acteurs : les autorités, les médias, les groupes et les individus et à chercher la mise en place d’un modus vivendi orienté vers la paix religieuse. Il nous est donc possible de promouvoir, de pratiquer et d’enseigner le dialogue interreligieux. Nous prenons part à différentes conférences ou congrès organisés par des NMR ou par d’autres confessions. Je me suis rendu avec un collègue au congrès mondial sur la miséricorde à Rome, organisé par l’église catholique il y a 3 ans. Nous avons eu la surprise d’être les deux seuls suisses à y prendre part. A cette occasion nous avons pu nous entretenir avec le cardinal Schönborn qui nous a dit « Dans quelque temps, l’église deviendra aussi une minorité religieuse ».

Organisation de conférences

Depuis l’année dernière nous avons mis au point un concept de conférences qui consiste à inviter une personnalité connue pour son engagement spirituel. Le conférencier s’exprime sur le thème choisi et ensuite des membres de NMR prennent la parole sur le même sujet. Nous avons invité M. le Grand Rabbin Dayan à s’exprimer sur l’universalisme du judaïsme l’année dernière. La prochaine conférence organisée aura lieu le 17 avril 2011 ici même, à la Fusterie. Le révérend McComish nous parlera d’une nouvelle ère d’obscurantisme ».

Aide aux victimes

N’importe qui se sentant discriminé par un groupe peut faire appel via le site internet du CLIMS à l’aide aux victimes. C’est le pasteur Jean-Claude Basset qui s’en occupe. Ce service a un certain succès. Il a permis de réconcilier des familles, de tranquilliser des personnes, de fournir des renseignements sur des groupes. Et d’initier des changements chez d’autres ».

Dialogue avec les autorités

Les échanges avec les autorités y compris le CIC sont réguliers. Un exemple : Jusqu’à très récemment, il était habituel que les autorités justifient une décision par le fait que tel mouvement était une secte puisqu’elle était mentionnée sur la liste dressée par les services généraux français. De nombreuses personnes ignoraient qu’elle avait été invalidée, et que son usage était particulièrement inadapté aussi bien en France que partout ailleurs ».

Information : site Internet (www.clims.ch), fiches, etc.

Nous essayons de rendre notre site vivant. Vous y trouvez des fiches sur différents mouvements, des informations sur certains ouvrages etc ».

CLIMS • Centre de Liaison et d’Information concernant les Mouvements Spirituels

Derrière la Roche 49 • CH-1637 Charmey

Le Fondateur du CLIMS : Jean-Claude Basset.

bassetLe parcours de Jean-Claude Basset est celui d’un homme qui rassemble. L’histoire d’un jeune étudiant en théologie, marqué à tout jamais par un voyage en Inde dans les années 1970. C’est là-bas qu’une conviction, renforcée à travers les années, s’impose à lui: «La foi doit être repensée dans un cadre plus large et respectueux des autres traditions.» Cet idéal se concrétise en 1992, lorsque le pasteur fonde la Plateforme interreligieuse, permettant le dialogue entre les différentes religions à Genève. C’est dans ce contexte que naît le calendrier interreligieux, qui fête cette année ses 20 ans. « C’est une belle aventure. Tout a commencé parce qu’on avait besoin de connaître les fêtes des uns et des autres. Ce n’était pas facile d’obtenir certaines dates à l’époque! Et puis, j’ai eu l’idée d’en faire un calendrier.» Une exposition marquera l’anniversaire dès le 3 novembre, intitulée «Un monde en fêtes ».

A l’âge de 23 ans, il épouse une camarade d’études à

Strasbourg avec qui il vit une «expérience existentielle»: une année d’études en Inde, dans un collège théologique.Il assiste pour la première fois à un dialogue interreligieux. Il rencontre des hindous, des bouddhistes, des musulmans et des sikhs. «On n’est pas resté dans notre bulle universitaire. On avait un demi-tarif sur les transports en 3e classe, c’était très précaire, mais ça nous a permis de voyager à travers tout le pays.» Sa vision des religions est à tout jamais changée. Un stage avec un pasteur converti de l’islam et des années de pastorat en Iran et à Djibouti contribuent à son ouverture d’esprit. «La foi n’est pas un long fleuve tranquille. Je n’ai pas eu de crise fondamentale, mais j’ai eu des remises en question. L’ouverture aux autres religions m’a obligé à réfléchir à ce qui était essentiel dans la mienne. Je considère que je fais du tort à ma propre foi si je ne respecte pas les autres religions.»

Permettre le dialogue

Il arrive à Genève en 1980, où il devient pasteur aux Avanchets. Il continue en parallèle à étudier et obtient une bourse pour une année à Harvard en 1983. De plus en plus, il organise des rencontres entre représentants de différentes religions. En 1992, il formalise ces rassemblements en créant la Plateforme interreligieuse. «Je me suis dit qu’à Genève, ville internationale, il était impossible de ne pas créer des passerelles entre les différentes religions!» Des sectes ont assez vite demandé à en faire partie mais n’étaient pas les bienvenues. Le pasteur brise un tabou en fondant le Centre de liaison et d’information concernant les mouvements spirituels (CLIMS), afin de permettre d’établir aussi un dialogue entre les différentes sectes ainsi qu’une aide aux victimes. Son brillant parcours universitaire l’amène à être chargé de cours à l’Université de Lausanne en 1996. A la retraite depuis un an, Jean-Claude Basset réfléchit toujours sur le monde et se désole de l’état actuel du dialogue interreligieux. «Chacun s’est formé une carapace. On n’est pas au bout de cette période de fanatisme et de rejet de l’autre, mais je suis persuadé que ça va changer. Je suis peut-être naïf, mais je pense que l’éducation est une voie royale pour la compréhension mutuelle ».

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ANNEXE : Article 9 de la convention européenne des droits de l’homme.

Art. 9 : Liberté de pensée, de conscience et de religion Article de Wikipédia.

  1. Toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion ; ce droit implique la liberté de changer de religion ou de conviction, ainsi que la liberté de manifester sa religion ou sa conviction individuellement ou collectivement, en public ou en privé, par le culte, l’enseignement, les pratiques et l’accomplissement des rites.
  2. La liberté de manifester sa religion ou ses convictions ne peut faire l’objet d’autres restrictions que celles qui, prévues par la loi, constituent des mesures nécessaires, dans une société démocratique, à la sécurité publique, à la protection de l’ordre, de la santé ou de la morale publiques, ou à la protection des droits et libertés d’autrui. »

La notion de pensée

La notion de pensée protégée par cette liberté ne concerne que les personnes physiques.

La notion de conscience

La notion de conscience a été définie par la Cour EDH comme étant « des vues atteignant un certain degré de force, de sérieux, de cohérence et d’importance ».

La notion de religion

La notion de religion protège aussi bien le fait d’avoir une religion que de n’en pas avoir et s’impose à l’État qui ne peut interdire l’exercice de certains cultes. En outre, il n’appartient pas à l’État de juger de la légitimité d’une croyance et à un devoir de neutralité à cet effet.

La notion de conviction

L’article 9 a une portée plus large que la simple liberté de religion. Selon un rapport de la division recherche du Conseil de l’Europe, il « s’applique à l’ensemble des convictions personnelles, politiques, philosophiques, morales ou, bien sûr, religieuses » et « englobe les idées, les conceptions philosophiques de toute sorte, avec la mention expresse des conceptions religieuses d’une personne, sa propre manière d’appréhender sa vie personnelle et sociale ». Le même rapport cite en exemple de conviction le pacifisme.

Le cas particulier de l’objection de conscience

En 2011, la Cour EDH reconnaît un droit à l’objection de conscience en matière de service militaire mais le refuse en 2013 en matière de refus de célébration d’une union entre personne de même sexe.

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Voilà, n’hésitez-pas à me donner votre avis et vos suggestions concernant cette idée de création en France d’un organisme regroupant un maximum des NMR sur le modèle du CLIMS suisse et en collaboration avec nos amis suisses qui, j’en suis sûr, nous apporterons leur aide pour cette initiative qui, du fait de sa fondation à Genève, prend un caractère européen et international non négligeable. Je vous reparlerai des cotisations 2016 un peu plus tard. Bonne année 2016 à tous et à toutes une fois de plus.

                                                             A bientôt                            Jacques Dubreuil

Courrier : Omnium des Libertés, Le Pont du Secret 35380, Paimpont.

Site web : www.omnium-des-libertes.com. Courriel : dubreuiljacques.omnium@orange.fr

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