Santé et dérives sectaires

Comme nous l’avons vu dans notre dernière lettre Omnium, l’orientation de la Miviludes, avec la nomination de Serge Blisko à la place de Georges Fenech, prend de plus en plus l’allure d’une croisade anti médecines non conventionnelles et d’une défense aussi stupide que partiale d’une médecine conventionnelle en pleine crise. Elle vole au secours d’une industrie pharmaceutique en perte de vitesse et d’une industrie agroalimentaire de plus en plus  contestée. Georges Fenech, membre de Momagri (Monsanto, Limagrain et divers labos pharmaceutiques), est un ardent défenseur des OGM et son successeur appartient directement au corps médical.  Il est donc temps de se pencher sur le rapport 2012 pondu par la Miviludes qui fera, une fois de plus, j’en suis sûr,  l’unanimité contre lui de ceux qui ont un peu de sens critique et une bonne information en matière de santé publique.

Le rapport 2012 de la Miviludes dresse une liste impressionnante de techniques de soin sujettes à la dérive sectaire. Quasiment toutes les approches « alternatives » de santé y sont citées à l’exception de la phytothérapie et de l’aromathérapie (plantes et huiles essentielles sont vendues en pharmacie ?) et de la majeure partie de la médecine traditionnelle chinoise (beaucoup de médecins praticiens même dans les hôpitaux ?).  3000 médecins praticiens sont soupçonnés d’appartenance directe à la mouvance sectaire et même plus si l’on compte les « déconventionnés ». Le rapport incite donc les médecins à dénoncer à la Miviludes, à l’Ordre des médecins ou à divers organismes leurs clients soupçonnés d’appartenir à une « secte » ou d’être victime d’une idéologie sectaire dans le domaine de la santé (voir suite de l’article). Il incite les médecins à dénoncer leurs confrères et consoeurs soupçonnées d’appartenance à une mouvance sectaire comme au temps de Vichy avec la dénonciation des médecins juifs (3000 sont morts en déportation! Décidemment les chiffres !). Il en va de même avec des pharmaciens vis-à-vis de leurs clients ou de leurs confrères ; Il en va de même des chirurgiens-dentistes, des sages-femmes, des infirmiers, des masseurs-kinésithérapeutes, des pédicures-podologues, il en va de même à l’hôpital, dans les maisons de retraite, pour les personnes âgées, les handicapés, les personnes en fin de vie. « Vous n’avez pas intérêt à dire à l’un quelconque de ses praticiens que vous faites appel à une technique alternative de santé, que vous vous faites accompagner par un magnétiseur ou un prêtre qui pratique l’imposition des mains à des fins thérapeutiques (pratique dûment recommandée aux prêtes par le concile Vatican II en 1972 avec l’onction des malades), vous n’avez pas intérêt à dire que vous prenez des compléments alimentaires, que vous pratiquez la méditation, la relaxation ou une cure de raisins, car vous risquez d’être fiché pour appartenance sectaire ». Voici donc la liste des méthodes repérées par la Miviludes, la liste des pseudo-thérapeutes auxquels il faut rajouter les distributeurs de produits complémentaires de santé, c’est-à-dire les magasins diététiques et les coopératives biologiques qui ces distribuent ces produits et partagent cette idéologie:

Listes des techniques de santé alternative sujettes à la dérive sectaire.

Amaroli (auto vaccination par absorption de son urine) ; Médecine anthroposophique issue du philosophe R.Steiner et inscrite dans la constitution suisse, homéopathie, traitement du cancer par le gui fermenté etc…) ; Médecine ayurvédique, médecine indienne traditionnelle plurimillénaire, dont le yoga fait partie à l’origine ; Le magnétisme humain ; La constellation familiale ; Le décodage biologique ; L’énergiologie ; Ennéagramme ; EMDR, thérapie par les mouvements oculaires ; Fasciathérapie ; Gemmothérapie, utilisant les bourgeons des plantes ; La Gestalt-thérapie ; La méthode du Docteur Hamer pour qui les cancers trouvent leur origine dans le psychisme et les stress ; L’iridologie ; La Kinésiologie ; La libération des cuirasses (MLC); La médecine énergétique ; La Naturopathie, qui fait l’objet de diplômes d’état dans la plupart des pays européens voisins ; L’ozonothérapie ; La Psychobiologie ; La Psycho-généalogie ; La programmation neurolinguistique (PNL) ; La médecine quantique ; Le Reiki ; La Résonance (pouvoir créateur de la pensée) ; Le respirianisme ; La méthode Simonton ; La Sophrologie de A.Caycedo ; Tipi ; La méthode Vittoz ; Yunâni ; A cette liste il faut rajouter des pratiques citées dans le contexte du rapport comme répréhensibles: le massage Tui Na ; Les méthodes alimentaires : Johanna Budwig (crème Budwig préconisée par La doctoresse Kousmine) ; Les jus de légumes Rudolph Breuss (vendus dans tous les magasins diététiques !) ; La méthode Alain Scohy (jus de citron et vitamine C à haute dose) ; La méthode Tullio Simonani (bicarbonate de soude) ; ) La méthode Jean Lefoll (trois acides) ; L’instinctothérapie, dont le leader a pris, à juste titre, quelques années de prison pour pratique et incitation aux relations sexuelles avec des mineures ce qui n’enlève rien au bien fondé de certaines de ses théories alimentaires ; Kryeon ; Le Néo-chamanisme ; Les Fleurs de Bach ; Le Qi-kong et de manière plus générale les pratiques chinoises type Tai-chi-chuan ; Le Channelling ; Les enfants indigo.

Le rapport vise les pratiques non conventionnelles à visée thérapeutique (PNCAVT), ce qui pourrait faire penser que cela exclut les soins de confort, de complémentation alimentaire, d’accompagnement personnel, de prévention ou les pratiques à caractère spirituelles ou religieuses. Mais où se situe la limite, qu’est-ce qui est thérapeutique ou pas? Nous verrons que c’est très loin d’être clair et qu’il y a donc un grand risque de « dérapage » ou de « dérive miviludienne ». Le rapport de la Miviludes pointe du doigt comme un fléau terrible le fait que 60% des français atteints de cancer font appel à une voire à deux autres méthodes non conventionnelles, c’est-à-dire plusieurs centaines de milliers de personnes ; Comme des millions d’autres personnes qui font appel aux médecines non conventionnelles non validées (surtout l’homéopathie),  ils en sont généralement satisfaits et les vraies  plaintes débouchant sur un condamnation réelle sont extrêmement rares. Tous ces gens là seraient-ils donc des imbéciles qui se laissent manipuler ou tout simplement des gens qui ont besoin d’aide et d’attention, besoin d’une réponse plus holistique et non d’une réponse systématique par des molécules chimiques aux effets secondaires parfois redoutables.

La Miviludes considère la dérive thérapeutique sectaire comme un « dévoiement de la liberté de pensée« , lorsqu’elle vise à « faire adhérer le patient à une croyance, à un nouveau mode de pensée« . Le mot « gourou thérapeutique«  qualifie les praticiens visés, opérant par séduction, puis manipulation, et profitant de la détresse induite par la maladie. Ils utilisent pour ce faire diverses techniques de soin qui, en plus, n’ont pas  été éprouvées par les méthodes de référence de la science actuelle. C’est donc bien le contexte d’accompagnement qui est visé, l’intention du praticien qui est mis en cause, plus que les techniques de soins, qui sont cependant clairement associées dans le rapport et créent ainsi la confusion. Un praticien de médecine non conventionnelle est par définition, pour la Miviludes, un délinquant qui induit sciemment en erreur et abuse obligatoirement de la position de faiblesse du patient pour des gains mirobolants. La Miviludes n’en est pas à une diffamation près ou à une dénonciation calomnieuse près ; C’est une habitude chez Fenech, Picard et compagnie. La médecine officielle, quand à elle, est sûre et ne provoque, bien sûr, aucune victime ?  Pourtant, selon le député Roland Muzeau : « On estime dans notre pays à 150 000 le nombre d’hospitalisations annuelles liées à des accidents médicamenteux et de 13 à 18 000 le nombre de morts provoquées directement par des médicaments ». 3 fois plus de mort que sur les routes ! Que dire des milliers de victimes du Médiator, des chimiothérapies et des irradiations, des dizaines de milliers de victimes de médicaments comme le Vioxx ? Que dire des innombrables victimes  des vaccins ? La véritable information est-elle donnée avant d’engager les traitements qui présentent de gros risques ? Ne pas donner toutes les informations ou cacher la misère de la réalité médicale, n’est-ce pas manipuler l’esprit de nos concitoyens et forcer la croyance en une médecine infaillible, incontournable, inévitable ? Hé bien si vous contestez l’infaillibilité de la médecine même en en apportant la preuve, vous décriez la médecine et vous tombez sous le coup de l’un des critères d’appartenance à la mouvance sectaire. Donc gare aux journalistes qui écrivent des articles incendiaires sur la médecine, aux chercheurs qui contestent les fausses évaluations ou les évaluations qui n’ont jamais existé ! Il pourrait leur en cuire. Pendant ce temps-là 350000 personnes de plus par an se rajoutent au nombre impressionnant des cancéreux et 175000 d’entre-eux meurent chaque année entre les mains des médecins. Il n’y a pas de quoi pavoiser  et il serait temps de se poser des questions !

Définition de la dérive sectaire dans le rapport de la Miviludes :

«  La dérive sectaire est un dévoiement de la liberté de pensée, d’opinion ou de religion qui porte atteinte aux droits fondamentaux, à la sécurité ou à l’intégrité des personnes, à l’Ordre public, aux lois ou aux règlements. Elle se caractérise par la mise en œuvre, par un groupe organisé ou par un individu isolé, quelque soit sa nature ou son activité, de pressions ou de techniques ayant pour but de créer, de maintenir ou d’exploiter chez une personne un état de sujétion psychologique ou physique, la privant d’une partie de son libre arbitre, avec des conséquences dommageable pour cette personne, son entourage et pour la société ». C’est très exactement  ce que je pense de la Miviludes et du gouvernement français qui finance et protège cette institution qui est une honte nationale et qui nous fait passer à l’étranger, sauf en Belgique, pour de sombres demeurés. Pour vous donner un exemple pratique, mon épouse a été hospitalisée récemment au cours d’un voyage en Suisse, sa seconde patrie. A l’hôpital, non seulement elle a eu droit à des massages de type shiatsu tous les jours par les infirmières, mais aussi aux produits diététiques (sans gluten) et aux plantes dont elle avait l’habitude. Le personnel de l’hôpital lui a même communiqué une liste officielle de praticiens  répertoriés dans la région pour leurs dons en matière d’inflammation, de douleur ou de saignement auxquels elle aurait pu faire appel en toute sécurité le cas échéant. La Suisse est un pays où l’on évalue les médecines alternatives et les dons naturels de certaines personnes plutôt que de les stigmatiser et je ne pense pas que les Suisses soient plus bêtes que les français !

Que sous-entend la Miviludes par la notion de « dévoiement de la liberté de pensée » ? Il  y aurait donc un mode de pensée correct, et d’autres modes de pensée qui seraient incorrects en matière de santé ou autre. Qui peut s’arroger le droit de décider de ce qui est correct ou incorrect ? La police de la pensée qu’est la Miviludes peut-être, mais de quel droit ? Chacun doit pouvoir se construire lui-même son propre système de croyance et ne pas être influencé de ce point de vue. Que penser alors du quasi monopole de la science médicale actuelle sur l’information santé diffusée par les médias ? Quand un expert médical s’exprime sur une question, il avance un point de vue qui est loin d’être le seul existant mais les autres points de vue ont rarement un espace d’expression ou de réponse et quand c’est le cas, c’est pour être tournés en dérision. Gilles Eric Seralini, professeur à l’Université de Caen a démontré après une expérimentation de plus de 3 ans, l’extrême dangerosité des OGM Monsanto mais ses détracteurs et les médias pseudoscientifiques qui s’en sont fait l’écho ont pu démontrer le contraire en « cinq minutes » le jour même de la parution officielle des résultats.  En matière de santé, seuls les « spécialistes » ont droit à la parole même quand ils sont de totale mauvaise foi, alors que la santé est d’abord et essentiellement l’affaire de tous et de chacun. En France c’est d’abord et surtout une question de lobbies et de fric.

Par ailleurs il est clair que certains thérapeutes peuvent faire courir un risque à un malade en croyant bien faire et en l’orientant vers une thérapie certes justifiée dans l’absolue, mais inappropriée dans l’urgence. Mais un médecin qui propose sans autre choix possible un traitement lourd et handicapant à vie pour une pathologie chronique, avec un rapport bénéfice-risque loin d’être établi, ne fait-il pas, lui aussi, acte de manipulation et de croyance ? L’existence possible d’autres solutions, d’autres voies plus douces est systématiquement écartée, rendue inaccessible au patient, ridiculisée à ses yeux et interdite par la vindicte médicale et   parfois même la menace verbale de sanctions administratives et judiciaires. L’état, s’appuyant sur les experts qu’il a choisi, pense pour nous ce qui est bon pour notre santé, car sans doute ne sommes-nous trop bêtes pour le discerner !

La manipulation de croyance.

La manipulation de croyance existe aussi bien dans le secteur conventionnel que non conventionnel mais elle n’est pas traitée de la même manière de chaque coté. Face à cela, la solution est la même pour tous : dénoncer tous les véritables abus et proposer dans tous les cas une information non partisane pour favoriser un choix souverain. Certains diront que ce qui est établi par la science est la vérité actuelle. Comme la parole de l’évangile était la vérité en d’autre temps ! La science médicale occidentale, repose sur des postulats qui ne sont que des croyances consensuelles, et qui deviendront probablement obsolètes un jour ou l’autre. Quelle différence avec une religion d’état ? Il y a aujourd’hui d’autres hypothèses, traditionnelles ou soutenues par des membres de la communauté médicale ouverts à un autre regard. Ces praticiens et chercheurs  ne sont pas des charlatans. Ils se retrouvent cependant marginalisés, et les soins qu’ils proposent restent dans l’ombre alors que ce sont parfois des solutions prometteuses dans des domaines où la médecine est en échec. Pourquoi les autorités sanitaires refusent-t-elle le débat public et ouvert avec les dissidents de la médecine académique ? La grande qualité de la science est, en principe, d’être ouverte et de savoir se remettre en cause. Le recours à l’inquisition de la pensée à laquelle s’adonne la Miviludes pour défendre les intérêts des tenants de la Médecine conventionnelle ressemble fort à aveu d’échec, à un repli identitaire avant l’inévitable cassure ;  De même que la chasse aux sorcières contre les nouveaux mouvements spirituels, sous ses apparences sécuritaires et protectionnistes, est l’expression de la détresse spirituelle sans limites de notre civilisation « moderne » qui a peur de tout et de tous, de la différence de l’autre, de la pluralité, de la diversité extraordinaire et divine de la vie.

Illustration :

Pour illustrer notre propos sur le danger des « croyances » médicales ou scientifiques de façon générale, citons l’exemple des découvertes extraordinaires d’un chercheur allemand, Heiko Braak, qui a émis il y a quelques années l’hypothèse selon laquelle la maladie de Parkinson sera la conséquence, non pas du vieillissement comme on le croyait, mais d’une infection bactérienne provenant à l’origine d’une dégradation de la flore intestinale. Des bactéries qui migrent de la flore intestinale totalement déséquilibrée vers le cerveau qu’elles se mettent à consommer. Ces recherches furent validées par de très nombreuses autopsies de patients décédés et ont ouvert des perspectives thérapeutiques à base d’antibiotiques et de transplantations de flore intestinale. L’hypothèse infectieuse s’est étendue depuis à de très nombreuses maladies neurodégénératives. Thomas Borody a ainsi observé que la transplantation fécale pouvait concerner les personnes atteintes de sclérose en plaques. Par ailleurs on retrouve dans la maladie d’Alzheimer et l’autisme des accumulations d’une protéine anormale, aussi bien dans le cerveau qu’autour des intestins. Certains médecins se posent la question pour la maladie de Huntington ou le syndrome de Guillain-Barré. Il y a une autre maladie, du métabolisme celle-là, que l’on pourrait liée à une infection : le diabète. Hors cette hypothèse de l’origine intestinale de nombreuses maladies nerveuses, auto-immunes, métaboliques et cancéreuses avaient été formulée il y plusieurs dizaines d’années par le professeur Jean Seignalet, grande figure de la médecine alternative, qui voyait la cause principale de ces maladies dans la dégénérescence de la flore intestinale engendrée par des nutriments dégénérés et tout particulièrement les gliadines (gluten) de certaines céréales « modernes ». Il préconisait, quand à lui, le recours à un régime dit ancestral complexe qui a été rendu plus précis et plus accessible par ses successeurs. Des analyses de selles et d’urines permettent  de déterminer avec précision les modifications pathologiques de la flore intestinale et donc les moyens naturels nécessaires (recommandations nutritionnelles, phytothérapie, homéopathie etc…) à son rétablissement, de même que les intolérances alimentaires dangereuses qu’il convient d’éviter par un régime approprié et évolutif. Voici les pathologies liées à l’encrassement intestinal telles que les voyaient Seignalet.

Si je cite cet exemple c’est qu’il est typique : des chercheurs de la médecine officielle et de la médecine alternative parviennent à des conclusions identiques et graves puisqu’elles concernent les maladies les plus invalidantes qui existent. Les uns concluent de suite à l’usage des antibiotiques sans se préoccuper de la cause (nutritionnelle) et sans chercher les moyens naturels pour parvenir au même résultat voire prévenir ces maladies par une hygiène alimentaire et des apports de flore. C’est toute la différence avec la naturopathie et la démarche médicale médicamenteuse. Mais la cause de tout cela est à chercher in fine dans l’agriculture « moderne » et les modifications insensées de la qualité de nos aliments depuis quelques décennies (Semences dégénérées ou OGM, pesticides, herbicides, hormones diverses etc…) et seule une vision holistique et écologique de la santé peut véritablement nous la rendre. La Miviludes avec sa stigmatisation stupide de la démarche nutritionnelle essentielle et des approches alternatives de la maladie va bloquer la transmission d’informations indispensables à la santé de tous, détourner le propos vers « l’insanité sectaire » et pérenniser voire amplifier la maladie au profit d’une démarche médicamenteuse, certes utile et efficace à court terme, mais inopérante à long terme. La Miviludes est donc une organisation dangereuse pour la santé des français par son aveuglement sectaire, inféodée aux grands lobbies et, qui plus est, se vante ouvertement de ses infractions aux lois les plus élémentaires. Ainsi, à la page 126 du rapport, le rédacteur signale à titre d’exemple que la Miviludes a reçu des signalements émanant d’anciens résidants qui ont été approchés par des professionnels de santé adeptes du mouvement « Mahikari » comme si cela était répréhensible, comme si le fait d’appartenir à telle ou telle religion était un délit alors même que c’est un droit absolu et toute discrimination par la race ou la religion est punie par la loi française. La suite du rapport est encore plus édifiante : « l’enseignement dispensé par la « Sukyo Mahikari », la lumière de vie, à pour objectif de former les personnes désireuses d’une présence spirituelle qui les guérit et les qualifie pour guérir à leur tour. C’est par la prière et la paume tendue à une certaine distance du corps que serait transmise « la lumière de Dieu », énergie vitale universelle » ; « Les théories avancées par ce mouvement sont dénués de tous fondement scientifique et ne permettent pas, en tant que tels, de prendre encharge la maladie. Leur utilisation peut s’apparenter, dans certains cas, à de l’exercice illégale de la médecine». Hé voilà ! Une pratique religieuse banale et éternelle accusée d’être un exercice illégal de la Médecine. Le pape ayant conseillé à ses prêtres de pratiquer l’onction des malades et l’imposition des mains « à des fins thérapeutiques » en invoquant l’Esprit Saint sur les malades, il va y avoir du monde à coffrer, Mr Blisko ! Et Dieu vous le coffrez aussi !

Que faire ?

Dans cette grande confusion, pour se soigner de manière optimale, c’est finalement à chacun de nous de trouver et d’identifier les praticiens compétents pour obtenir la meilleure synergie de soin, et choisir souverainement les traitements auxquels nous adhérons le plus, qu’ils soient conventionnels ou non. La liberté de choix thérapeutique est un droit absolu ; Chacun d’entre-nous, dans un choix librement consenti, devrait pouvoir se soigner avec la technique et les produits qu’ils estiment être les plus adaptés à sa demande, sans limite réglementaire. Cela implique que les praticiens puissent proposer les diverses techniques existantes, sans être inquiétés.  Cela ne les dispense pas de répondre pénalement à toute plainte déposée contre eux par leurs clients. Cette liberté thérapeutique est, à mon sens, le combat prioritaire de tous ceux qui pensent que nous ne l’avons pas, et que cela pénalise gravement la santé générale.

Jacques Dubreuil.

1. Lien pour le rapport de la Miviludes :

http://www.derives-sectes.gouv.fr/sites/default/files/publications/francais/guide_sante_complet.pdf

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