–    Un ex-député médecin à la tête de la Miviludes : Serge Blisko.
–    Interrogations sur les vaccins à l’assemblée nationale.
–    Un médicament sur deux ne servirait à rien selon MM. Debré et Even !!!
–    Le procès des irradiés d’Epinal : un dossier brûlant.
–    Les OGM Monsanto un poison cancérigène.
–    Les paranos de la Miviludes.

Chers amis (ies),

Une petite lettre de rentrée après presque trois mois de silence. En fait trois mois d’attente et d’observation pour en savoir un peu plus concernant les véritables intentions du nouveau gouvernement de gauche à l’égard des minorités religieuses discriminées en France depuis des décennies et tout particulièrement par la gauche. Pour en savoir un peu plus concernant les intentions du même gouvernement en matière de santé alternative et de libre choix thérapeutique. Bonne nouvelle tout d’abord, Georges Fenech dégage (il a été réélu député !!!) et il est remplacé par un député socialiste qui vient de se faire doubler aux dernières législatives : Serge Blisko. La Miviludes est donc devenue une planque pour députés au chômage que ce soit à gauche ou à droite. Bref, estimons-nous heureux car nous n’avons pas eu droit à la très venimeuse Catherine Picard, qui restera sûrement au conseil d’orientation de la Miviludes et à la présidence des fous furieux de l’Unadfi. Nous n’avons pas eu droit non plus au retour de Dark Vador, alias Alain Vivien, qui restera sûrement actif au sein de la Franc-maçonnerie et tentera de répandre son venin sur le plan européen.

Qui est donc ce nouveau venu : Serge Blisko ? C’est un médecin généraliste entré en politique au sein du PS. Président du conseil de surveillance de l’hôpital Sainte-Anne, « il a côtoyé des victimes de mouvements sectaires et observé la tendance de ces groupes à  s’attaquer à tout ce qui fait notre médecine rationnelle, par des campagnes anti-vaccination par exemple ». Dans sa première allocution sur France-Culture, il se défend de porter atteinte aux libertés religieuses mais promets de s’attaquer aux « dérives » en matière de santé dont nous serions les principaux responsables en critiquant les vaccinations abusives. Donc le message est bien clair, les dérives sectaires maintenant c’est essentiellement ceux qui défendent les libertés de choix thérapeutique, les médecines alternatives et la guérison spirituelle. Bonne chance à vous Monsieur Blisko mais le moins que l’on puisse dire c’est que ça commence mal pour vous. La rentrée est particulièrement difficile dans le domaine de la santé comme vous le verrez dans les interrogations de nos députés sur les vaccins à l’assemblée nationale et les différents articles de la presse nationale que nous allons citer dans cette lettre concernant des scandales en matière de santé. Vous devriez faire arrêter tous ces députés qui ont le toupet de critiquer la politique vaccinale de l’Etat français, tous ces journalistes de la presse nationale qui n’arrêtent pas de tirer à boulets rouges sur les médicaments bidons et les OGM poisons. Nous-mêmes, à l’Omnium  je vous avouerais qu’on ne sait plus où donner de la tête certains jours, tellement il y a de scandales et de victimes à se plaindre.

            Interrogations sur les vaccins à l’assemblée nationale.

Plusieurs députés ont interpellé la ministre des affaires sociales et de la santé cet été sur la question des vaccinations obligatoires non disponibles (Diphtérie-Tétanos-Polio) retirés du marché par l’Afssaps pour cause d’allergies à répétition, obligeant les parents à ne pas vacciner leurs enfants, ou à vacciner avec un vaccin non conforme (revaxis) ou avec des polyvalents ou hexavalents non obligatoires, non indemnisés en cas d’effets secondaires et illégaux en droit. Cinq députés ont interpellé la ministre : M. Lucien Degauchy ; M. Jean-Pierre Decool ; M. François Brottes ; M. François Vannson ; Mme Jacqueline Fraysse.

http://questions.assemblee-nationale.fr/q14/14-2305QE.htm : « M. Lucien Degauchy attire l’attention de Mme la ministre des affaires sociales et de la santé sur le fait que la grande majorité des médecins vaccinent par automatisme, sans se préoccuper de savoir si le patient peut supporter la vaccination, et en particulier sans se soucier de connaître ses éventuels antécédents familiaux de maladie auto-immune. L’acte vaccinal est pourtant un acte médical à part entière, avec des risques et des effets indésirables possibles. Aussi, il demande si elle peut lui faire savoir quelles précautions un médecin doit prendre avant de vacciner un patient et qui se charge de rappeler aux médecins leurs obligations dans ce domaine (31 juillet 2012) ».

http://questions.assemblee-nationale.fr/q14/14-1238QE.htm : « M. François Brottes attire l’attention de Mme la ministre des affaires sociales et de la santé sur la procédure de responsabilité sans faute de l’État (prévu par l’article L. 311-9 du code de la santé publique), visant à améliorer la protection des citoyens soumis à des obligations vaccinales en facilitant le processus d’indemnisation après une éventuelle complication. Aujourd’hui, la France est l’un des derniers pays d’Europe à maintenir une obligation vaccinale, pour trois vaccins : antidiphtérique, antitétanique, et antipoliomyélitique. Or le vaccin DTP n’est plus disponible sur le marché, suite à une décision de retrait de l’Afssaps (Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé) du 12 juin 2008, en raison d’une augmentation importante des réactions allergiques à ce vaccin. Pour satisfaire à l’obligation vaccinale, notamment au regard de la scolarisation, les parents sont donc obligés d’utiliser des polyvalents et hexavalents, incorporant des valences non obligatoires et pour lesquels l’État se dédouane donc de sa responsabilité. La justice administrative refuse en effet toute indemnisation puisque les immunisations pédiatriques impliquent désormais l’administration de vaccins facultatifs. De plus, la situation actuelle pose un problème de compatibilité avec l’article L. 122-1 du code de la consommation, qui énonce qu’il est interdit de refuser à un consommateur la vente d’un produit à l’achat d’une quantité imposée ou à l’achat concomitant d’un autre produit ou d’un autre service ainsi que de subordonner la prestation d’un service à celle d’un autre service ou à l’achat d’un produit. La vaccination est un acte médical, qui n’est pas anodin. Or la situation actuelle conduit de fait à soumettre la population à un acte médical pour lequel ni l’État ni les laboratoires pharmaceutiques, le cas échéant, n’engagent leur responsabilité en cas d’effets secondaires ou d’accident vaccinal. Aussi lui demande-t-il si le Gouvernement entend, à l’instar de nombreux États européens, renoncer à l’obligation vaccinale, ou, à défaut, engager sa responsabilité pour les vaccinations qu’il oblige en fournissant un vaccin correspondant (17 juillet 2012) ».

Vous pourrez lire le texte des trois autres questions (qui reprennent les mêmes éléments) avec les trois liens suivants ou sur le site de l’Omnium des Libertés :

http://questions.assemblee-nationale.fr/q14/14-1744QE.htm

http://questions.assemblee-nationale.fr/q14/14-1237QE.htm

http://questions.assemblee-nationale.fr/q14/14-1233QE.htm

         Selon MM. Debré et Even, un médicament sur deux ne sert à rien

Bernard Debré, député UMP de Paris, et Philippe Even, directeur de l’Institut Necker, auteurs d’un rapport au vitriol dans l’affaire du Mediator en 2011, affirment dans « un livre choc » dont le Nouvel Observateur révèle, jeudi 13 septembre, les bonnes feuilles, qu’un médicament sur deux est inutile. Le Guide des 4 000 médicaments utiles, inutiles ou dangereux est « un livre d’information, pas d’opinion », assure le Pr Even dans une interview vidéo publiée sur le site de l’hebdomadaire. L’ancien doyen de la faculté de médecine de Paris lance néanmoins une nouvelle charge contre l’industrie pharmaceutique, qualifiée de « la plus lucrative, la plus cynique, la moins éthique de toutes les industries ». « Ce livre aurait dû être écrit il y a au moins 30 ans par les agences de l’Etat chargées d’informer le citoyen sur la valeur des médicaments », ajoute le professeur.

« 50 % DE MÉDICAMENTS INUTILES… « 

Le livre de 900 pages recense ainsi, selon le Nouvel Observateur, « 50 % de médicaments inutiles, 20 % de mal tolérés, 5 % de ‘potentiellement très dangereux’, mais, incroyable paradoxe, 75 % sont remboursés ». Leur déremboursement rapporterait entre 10 à 15 milliards d’euros à la Sécurité sociale. Le Pr Even s’en prend tout particulièrement aux statines, les médicaments contre le cholestérol, « avalés par 3 à 5 millions de Français », qui coûtent « à la France 2 milliards d’euros par an » et qu’il juge « complètement inutiles ». Le Nouvel Observateur a mis par ailleurs en ligne « la liste noire des médicaments dangereux » : Quels médicaments sont-ils concernés ?

Les statines (Tahor, Elisor, Zocor, Crestor, etc.), censées limiter les risques cardio-vasculaires pour les personnes souffrant de cholestérol, alors que le cholestérol est une molécule nécessaire à la vie et ne représentant aucun danger pour 90 % des plus de 40 ans et un danger mineur pour les 10% restants.

Certains anti-inflammatoires (Indocide, Nexen, Ketum cutané, Célébrex et Arcoxia), à remplacer par d’autres pour éviter nécroses et hépatites. L’Arcoxia et le Célébrex, cousins du Vioxx de sinistre mémoire (et des milliers de morts !), provoquent des accidents vasculaires.

Certains médicaments cardiovasculaires. Andakor, Ikorel, Vastarel, Trivastal, Procorale et Multas seraient inutiles et peuvent entraîner des complications cardiaques. L’Aspirine est aussi efficace et moins dangereuse que le Ticlid, le Pradaxa et le Xigris.

Certains antidiabétiques. L’Actos peut provoquer hépatites et cancers de la vessie et les gliptines sont inefficaces.

Les pilules contraceptives de 3e et 4e générations, aussi efficaces que les pilules de 2e génération mais provocant trois à quatre fois plus de phlébites et d’embolies pulmonaires.

Les antitabacs Champix et Zyban, en réalité des antidépresseurs avec les mêmes risques d’hallucinations et de suicide.

À éviter également : l’antiangiogène Avastin, le stimulant respiratoire Vectarion, l’antiostéoporose Protelos, les anticrampes Hexaquine, Quinine-vitamine C et Okimus ainsi que certains anti-parkinsoniens et certains médicaments psychiatriques. Liste complète dans le nouvel Observateur du 13 septembre 2012.

CORRUPTION ET INCOMPÉTENCE

Selon les deux médecins, pour régler le problème du manque d’argent dans le domaine de la santé et du déficit de l’Assurance-maladie, « il suffit de retirer du marché les médicaments dangereux, inutiles ou inefficaces ». Pour M. Even, la faute de cette dérive est à chercher dans le « laxisme, la démagogie, l’incompétence et la corruption ».

« Je crains que ce soit avant tout lié à l’incompétence, arrosée par la corruption assurée par l’industrie pharmaceutique pour se procurer les 20 % de bénéfices qu’elle s’accorde chaque année », dit le professeur. « En 3 ans et demi, elle double son capital et elle le quadruple en sept ans », assure-t-il.

       Le procès des irradiés d’Epinal « sur les rails » pour six semaines

Le nouvel observateur / 24 septembre 2012.

La centaine de parties civiles qui s’étaient déplacées lundi, principalement depuis la Lorraine, pour assister à l’ouverture du procès au tribunal de grande instance de Paris en sont désormais sûres: les sept prévenus -six personnes physiques et l’hôpital comme personne morale- seront bien jugés pour le plus grave accident de radiothérapie jamais survenu en France.

Les deux anciens médecins radiothérapeutes, le radiophysicien et les cadres de santé publique mis en examen étaient tous présents malgré une arrivée aussi discrète que possible pour éviter les sollicitations des nombreux médias. Et si l’audience a duré à peine plus d’une heure, le temps pour les prévenus de retracer leur parcours professionnel, « le procès est sur les rails », s’est félicité Me Gérard Welzer qui défend près de 200 parties civiles.

Un soulagement à la mesure de la soif de justice exprimée par les victimes et leurs proches: « Nous voulons que les coupables soient punis, je ne veux pas qu’il arrive la même chose à mes trois garçons », confiait Michel Houot, irradié lors de son traitement contre un cancer de la prostate à l’hôpital Jean-Monnet d’Epinal. Comme lui, environ 450 patients de l’établissement ont subi, à des degrés divers, des surdoses de radiations lors de deux dysfonctionnements successifs: des erreurs de paramétrage d’un logiciel lors du passage à une nouvelle génération d’appareils en 2004; l’absence de prise en compte, dans le calcul final des radiations, des doses délivrées lors des contrôles radiologiques précédant le traitement lui-même, entre 2001 et 2006.

Une troisième erreur de moindre ampleur sur des patients traités entre 1989 et 2000, et non jointe à l’instruction, porterait le bilan des victimes de l’hôpital d’Epinal à 5.500 au moins, avait affirmé en 2008 la ministre de la Santé d’alors : Roselyne Bachelot.

Ceux qui n’ont pu prendre place dans la salle d’audience parisienne assistent à une retransmission vidéo, dans une chambre attenante du palais, comme au TGI d’Epinal où le procès sera diffusé jusqu’à son terme, le 31 octobre. Le président énumère les victimes, dont sept au moins sont décédées des surdoses comme Marcel Levrey, mort le 30 janvier à 70 ans. Une photo de lui orne le t-shirt de son fils Martial qui fixe l’écran. Elle est surmontée de l’inscription: « Je ne t’oublierai jamais ». A Epinal, André Huguenin, 80 ans, l’intestin et le système urinaire « totalement brûlés » par une radiothérapie en 2004 juge « important d’être là pour connaître les responsables et les raisons pour lesquelles on a été surirradiés (…) ».

Six ans après les premières plaintes en 2006, les juges aussi vont tenter de comprendre comment une telle accumulation d’erreurs a pu se produire dans cet établissement départemental de référence et pourquoi l’information des victimes fut si défaillante. Poursuivi pour homicides et blessures involontaires ainsi que non assistance à personne en danger, les deux radiothérapeutes Jean-François Sztermer, 64 ans, Michel Aubertel, 62 ans n’exercent plus leur activité de médecin, « suspendu » pour l’un, « radié » pour l’autre. Le radiophysicien Joshua Anah, 54 ans, renvoyé des mêmes chefs, a retrouvé un emploi dans sa branche au sein d’une entreprise de la région parisienne. M. Anah « regrette bien évidemment, il se sent une responsabilité morale et vient à ce procès avec des propos de compassion, mais il ne reconnaît ni de responsabilité, ni de faute pénale », a prévenu avant l’audience son avocat Jean Reinhart.

     Le maïs OGM de Monsanto, véritable poison, selon une étude inédite.

Le 19 Septembre 2012

Un maïs OGM de Monsanto soupçonné de toxicité. Selon une étude française et présentée par ses auteurs comme une « première mondiale », des rats nourris avec ce maïs génétiquement modifié meurent plus jeunes et souffrent plus souvent de cancers que les autres.

« Les résultats sont alarmants. On observe par exemple deux à trois fois plus de mortalité chez les femelles traitées. Il y a deux à trois fois plus de tumeurs chez les rats traités des deux sexes », a expliqué Gilles-Eric Seralini, professeur à l’Université de Caen, qui a dirigé l’étude. Deux cents rats ont été alimentés pendant deux ans maximum soit avec un maïs OGM NK603 seul, soit avec ce maïs OGM traité au Roundup, soit avec du maïs non OGM traité au Roundup, herbicide le plus utilisé au monde. Ces deux produits sont la propriété du groupe américain Monsanto. Le maïs était introduit au sein d’un régime équilibré dans des proportions représentatives du régime alimentaire américain. « Les résultats révèlent des mortalités bien plus rapides et plus fortes au cours de la consommation de chacun des deux produits« , résume le chercheur, qui fait ou a fait partie de commissions officielles sur les OGM dans 30 pays. « Le premier mâle nourri aux OGM meurt un an avant le premier témoin. La première femelle huit mois avant. Au 17e mois, on observe cinq fois plus de mâles nourris avec 11% de maïs (OGM) morts », détaille-t-il.

Côté tumeurs, elles apparaissant jusqu’à 600 jours avant chez les mâles (au niveau de la peau et des reins) et en moyenne 94 jours avant pour les femelles (au niveau des glandes mammaires). Les chercheurs ont constaté que 93% des tumeurs des femelles étaient mammaires tandis que la majorité des mâles sont morts de problèmes hépatiques ou rénaux.

L’article de Food and Chemical Toxicology montre des rats femelles de laboratoire avec des tumeurs plus grosses que des balles de ping-pong. « A la dose la plus faible de Roundup, qui correspond à ce qu’on peut trouver dans l’eau en Bretagne au moment des épandages de ce produit, on observe 2,5 fois plus de tumeurs mammaires« , souligne le professeur. Les OGM agricoles sont modifiés pour tolérer ou produire des pesticides: 100% des OGM cultivés à grande échelle en 2011 sont des plantes à pesticides, a souligné M. Seralini.

Les meilleurs tests qu’on peut avoir avant d’aller tester chez l’homme

« Pour la première fois au monde, un OGM et un pesticide ont été évalués pour leur impact sur la santé plus longuement que les agences sanitaires, les gouvernements et les industriels ne l’ont fait », a affirmé le professeur. Selon lui, le NK603 n’avait jusqu’alors été testé que sur une période de trois mois. Quelques OGM ont déjà été testés à trois ans, mais jamais avec des analyses aussi approfondies. C’est la première fois, selon M. Seralini, que le Roundup est testé sur le long terme. Jusqu’à présent, seul le principe actif du Roundup sans ses adjuvants avait été testé plus de six mois. « Ce sont les meilleurs tests qu’on peut avoir avant d’aller tester chez l’homme », a dit le chercheur.

L’étude a été financée par la fondation Ceres, financées notamment par une cinquantaine d’entreprises parfois dans l’alimentaire qui ne produisent pas d’OGM, et la Fondation Charles Leopold Meyer pour le progrès pour l’homme. Les fonds sont gérés par le Comité de recherche et d’informations indépendantes sur le génie génétique (CRIIGEN), dont M. Seralini préside le conseil scientifique et dont le conseil d’administration a été présidé par Corinne Lepage, ancienne ministre de l’Environnement.

                                       Les paranos de la Miviludes.

J’ai reçu cet article croustillant sur la Miviludes paru dans  le dernier Nexus d’un autre Jacques (qui se reconnaîtra) et je l’en remercie.

« Georges Fenech a démissionné de la Miviludes, après sa condamnation pour diffamation publique par la XVIIème chambre du tribunal correctionnel de Paris, le premier juin dernier. Entre-temps, dans sa lettre d’information de mai-septembre 2011, il a évoqué la visite dont l’a gratifié l’évêque orthodoxe Konstantin Bendas, vice-président de l’union des Chrétiens évangéliques de Russie. Georges Fenech, qui lui a chanté les louanges de lutte anti-sectes à la française, a déclaré : « L’entretien a permis de préciser les approches russes et française de la question. Mgr Bendas  a exprimé le souhait d’inviter le président de la Miviludes en Russie, notamment pour expliquer à la Douma l’organisation, les missions et le fonctionnement de la Miviludes, ainsi que le dispositif  législatif français en la matière ». Côté russe, le son de cloche est différent !

Haut degré de paranoïa. Le centre slave pour la loi et la justice a publié les propos de Konstantin Bendas, à son retour en Russie, après sa rencontre avec Georges Fenech. La centrale de presse Roshve, le 18 juin dernier, en a rendu compte dans un article intitulé : « Les antisectes créent le mythe qu’ils veulent combattre avec l’argent de l’Etat ». «  La rencontre avec le président de la Miviludes, a déclaré Konstantin Bendas, m’a laissé des sentiments plus qu’ambigus. Etaient présents à cette réunion Mr Fenech, son premier adjoint, le représentant du Ministère des Affaires étrangères qui avait organisé ma visite, ainsi que la traductrice mise à notre disposition et moi-même. J’ai d’abord été stupéfié par le niveau de paranoïa et de protection du cabinet de M. Fenech. Le bâtiment de la Miviludes n’affiche aucune plaque indicative, mais dispose d’un nombre impressionnant de caméras de surveillance. Nous avons été accueillis par des officiers de la gendarmerie équipés de gilets pare-balles et d’armes automatiques. A l’intérieur du bâtiment, il y avait partout des caméras de surveillance, y compris dans le petit ascenseur et un gendarme nous a escorté jusqu’au bureau du président. Le bureau de M. Fenech est meublé de façon très coûteuse, même en comparaison des bureaux des hauts fonctionnaires que j’ai pu rencontrer, par exemple au ministère de l’Education nationale, au Ministère de la Défense et au Ministère de l’intérieur ».

Menace sectaire ? « J’ai sincèrement essayé de comprendre la menace contre laquelle il a fallu mettre en place de tels moyens de protection et investir de telles sommes, poursuit Mgr Bendas. Hélas pendant notre conversation d’une heure et demie, je n’ai pas obtenu de réponse claire. Des formules fabriquées et sans fondement constitutionnel comme « menace sectaire » ou « dérives sectaires » ont été utilisées. A ma question directe de savoir ce que cela signifie vraiment, je  n‘ai pas reçu de réponse. A mon avis ces gens ont inventé une menace horrible et pour pouvoir lutter contre elle, ils reçoivent des sommes d’argent très importantes. Avec l’argent de l’Etat, celui des contribuables, la Miviludes cherche un chat noir dans une chambre noire, où il ne se trouve même pas. Fenech met à son crédit sa propre influence sur les structures et organisations antisectes dans d’autres pays y compris la Russie ».

Et Mgr Bendas de conclure : « Lorsque cette rencontre a pris fin et que nous nous sommes retrouvés dans la rue, j’ai entendu un soupir de soulagement de la traductrice qui m’accompagnait. Je lui ai demandé ses impressions et cette personne laïque sans lien avec le domaine religieux, m’a dit : Je n’ai jamais fait partie d’une secte, mais si elles existent, alors elles doivent vraiment ressembler à la Miviludes ».

Merci Monseigneur de ce témoignage édifiant qui porterait à rire aux larmes de ces pantins de la Miviludes si des centaines de milliers de citoyens français, membres des mouvements religieux minoritaires, les soi-disant sectes, n’avaient pas eu à souffrir depuis plus de vingt ans de leur sectophobie chronique et de leur haine sans borne. J’ai eu personnellement affaire à la faune qui entoure Fenech au cours de l’un de ses nombreux procès auquel j’assistais et il est vrai que ça fait froid dans le dos. Il est vrai que ce type est mégalo, fascho et gravement parano. Il voit le mal là où il n’y en a pas, il crée le mal de toutes pièces et il trouve d’autres hallucinés au gouvernement pour l’écouter et financer sa sinistre besogne. Il existe des médicaments pour ce type de troubles (tercian par exemple) mais j’ai cru comprendre qu’il ne fallait pas trop traîner car ça peut dégénérer assez rapidement.

Espérons que M. Blisko, qui est lui-même  médecin à la base, saura se prémunir lui-même contre ce symptôme qui semble très contagieux chez les antisectes et sera un « président normal » de la Miviludes et non un obsédé gravement atteint comme certains de ses prédécesseurs et collaborateurs. N’oublions pas qu’à l’origine de tout cela il y a une haine farouche de l’autre, une volonté de nuire et de stigmatiser sans bornes ceux qui sont différents et qui ont conduit à un acte extrême : un crime déguisé en suicide collectif pour déclencher la peur et attiser la haine.

Seule la parole des intolérants et des timbrés  de toutes sortes semble résonner dans le cœur de nos concitoyens endormis. Souhaitons très fort que se lève de toutes parts des voix respectueuses des différences et des pluralités, des voix incitant à la communion et à la fraternité, des voix de cœur et de paix, « des voix normales » ! Nous en avons vraiment bien besoin en cette période de stigmatisation de l’Islam, des Roms et de bien d’autres communautés.

                        Salut à tous                                                                             A bientôt, Jacques Dubreuil.

LETTRE D’INFORMATION SEPTEMBRE 2012

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